A TOUS LES FRERES DU RITE RECTIFIE SALUT !
TRANSMISSION RECTIFIÉE : LÉGITIMITÉ EXCLUSIVE DE LA Vᵉ PROVINCE DE BOURGOGNE
Déclaration doctrinale sur l’authenticité de la transmission initiatique au sein du Régime Rectifié par le Collège Métropolitain en France dans la Vᵉ PROVINCE DE BOURGOGNE
L’autorité du Collège Métropolitain : une question doctrinale
Depuis plus de deux siècles, de nombreuses structures se sont proclamées « Collèges Métropolitains », sans pouvoir apporter la preuve initiatique et doctrinale suffisante pour justifier leur qualité de transmetteurs authentiques du Régime Rectifié. L’apparence ne suffit pas. La légitimité véritable repose sur un ensemble de critères rigoureux et formels :
- La possession des mots véritables,
- L’accès aux sources doctrinales authentiques,
- Une filiation initiatique valide et opérante,
- Et une transmission rituelle effective dans le respect de la chaîne initiatique.
Le Collège Métropolitain en France issu de la Vᵉ Province de Bourgogne est aujourd’hui la seule entité en capacité de réunir ces conditions.
Les mots véritables : clés opératives de la transmission
Comme exposé dans les Leçons de Lyon et confirmé dans les instructions aux Élus Coëns, les mots véritables sont les vecteurs opératifs par lesquels se transmet l’influence spirituelle dans les cérémonies du Régime Rectifié. Ils ne sont ni symboles poétiques ni formules conventionnelles, mais les authentiques sceaux vibratoires de la doctrine ésotérique intégrée dans le rituel. Ils traduisent la structure céleste, les influences planétaires, et la hiérarchie angélique que Jean-Baptiste Willermoz a intégrées dans le système maçonnique rectifié à partir de l’enseignement de Martinez de Pasqually.
Lorsqu’il a entamé en 1778 la Réforme de Lyon, la volonté de Willermoz était de renfermer dans la maçonnerie traditionnelle, la « science divine », c’est-à-dire : la partie scientifique de la maçonnerie primitive et la science religieuse de l'homme. De fait, il laissait à l’Ordre Coën et à la plus haute classe de cet Ordre (les Réaux ✠) le soin de la « pratique » théurgique. Ce système se substituait en partie à l’ordre des Chevaliers Maçons Élus Coëns de l'Univers et avait pour mission de conserver et de continuer les enseignements de l'Ordre.
L’existence du culte primitif était dévoilée aux membres du Régime Rectifié. Willermoz en réserva la connaissance, théorique et non pratique uniquement aux Chevaliers Profès et Grands Profès. Ce point fondamental est rappelé à juste titre par Robert Amadou dans sa préface aux « Leçons de Lyon » lorsqu’il emploie le terme « d’Ordre substitué ».
Les mots Veritas et Caritas, bien que hauts en valeur morale, ne correspondent pas à cette exigence doctrinale. Ils n’opèrent pas la liaison entre les instructions métaphysiques des Profès/Grands Profès et la source originelle. À ce titre, tout collège les utilisant sans disposer des mots transmis par les Réaux ✠ Rectifiés est disqualifié dans la chaîne initiatique opérante.
Le rôle exclusif de la Vᵉ Province
En vertu de ce qui précède, Le Collège Métropolitain en France sur lequel se souche la Vᵉ Province de Bourgogne est le seul Collège qualifié sur le territoire national et international :
- Ayant reçu le dépôt initiatique du fondateur,
- Ayant transmis les mots véritables à ses Collèges,
- Ayant déposé ses archives au bon endroit, avec traçabilité,
- Ayant conservé la vocation doctrinale dans la fidélité à l’ordre substitué.
Toute autre entité revendiquant une qualité métropolitaine sans ces éléments est en rupture doctrinale, même si elle conserve des rituels formels ou des archives secondaires.
Filiation spirituelle : de Willermoz à Salzmann
Le point de bascule historique se situe en septembre 1816, lorsque Jean-Baptiste Willermoz ordonne Frédéric Rodolphe Salzmann au grade de Réau ✠, faisant de lui son héritier spirituel direct et transmetteur du dépôt Coën. Salzmann avait déjà reçu auparavant le grade de Grand Commandeur d’Orient, et bénéficiait de la confiance absolue du fondateur du Régime Rectifié.
Ce geste constitue l’acte initiatique par lequel Willermoz confie la garde du dépôt doctrinal, dans un contexte de disparition imminente des structures françaises de l’Ordre. Dès lors, deux pôles initiatiques subsistent en France.
- Lyon, berceau du Régime et lieu des Leçons de Lyon,
- Strasbourg, siège de la Vᵉ Province, dépositaire des archives et lieu de réunion des Profès.
La vérité des archives : Zurichoise, et non Genevoise
Contrairement à certaines affirmations non documentées, les archives doctrinales de Lyon n’ont jamais été transférées à Genève. Aucun procès-verbal, lettre de transmission, ni preuve initiatique ne vient appuyer cette hypothèse. Ce qui annule aussi le fantasme de la transmission d’Edouard Blitz.
En 1828, les derniers Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte du Directoire de la Ve Province à Strasbourg, réduit à deux Préfectures, prirent la décision de suspendre leurs travaux. Pour assurer la conservation de leurs archives, et après avoir reçu l’aval du Prince Charles de Hesse-Cassel, alors Grand Maître de l’Ordre, ils les confièrent à la loge Modestia cum Libertate de la Préfecture de Zurich, rattachée à la Vᵉ Province de Bourgogne. Ce point nous est rappelé par le Grand Profès André Moiroux ; Eq. à Clementia qui a retracé l’évolution du Régime Rectifié dans le contexte maçonnique français : « Le Comité Provincial a étudié, le 5 juillet 1828, le transfert des Archives. Enfin, le 2 août 1828, après avoir constaté que le Grand Prieuré d'Helvétie[1] avait donné son assentiment à la prise en charge par la Loge de Zurich des Archives de la Ve Province, est signée la convention de dépôt. Le Comité Provincial déclare cesser tous travaux, remettre ses Archives à la Loge de Zurich, sous la surveillance du Grand Prieuré d'Helvétie, avec obligation de les restituer dans le cas où, ultérieurement, les travaux pourraient reprendre.»
Cette loge [Modestia cum Libertate] en a assumé la garde, sans jamais les transférer ou les confier à la Préfecture de Genève.
Cette continuité archivistique confirme que la Suisse alémanique – Zurich – et non la Suisse romande – Genève – conserve la légitimité du dépôt Rectifié, en lien direct avec la Vᵉ Province.
[1] En 1828, le Grand Prieuré d’Helvétie siégeait à Zurich. C’est dans cette ville que furent déposées les archives de la Vᵉ Province de Bourgogne,
Un Diacre ne peut consacrer un Évêque
L’un des principes fondamentaux de toute chaîne initiatique est que le grade inférieur ne peut transmettre le supérieur. Un Diacre ne peut faire un Évêque, tout comme un Profès ne peut conférer la science spirituelle sans en être le dépositaire.
Ainsi, toute structure ne disposant pas des mots véritables, ni d’un lien initiatique établi avec un Réau ✠ Rectifié, ne peut se prétendre Collège Métropolitain. Il en va de la rigueur doctrinale et du respect de la Tradition.
Pour une transmission juste et fidèle
Le Collège Métropolitain de la Vᵉ Province de Bourgogne rappelle que la transmission rectifiée ne peut être fondée sur l’apparence, mais sur l’essence. La possession des mots véritables, la conservation du dépôt, et la légitimité initiatique sont les seules garanties d’une transmission authentique, conforme à la mission confiée par Jean-Baptiste Willermoz et aux instructions de l’ordre.
Pour en savoir plus sur les travaux du Collège Métropolitain, cliquez sur https://www.cmdgp.com et sur www.rite-ecossais-rectifie.fr
« Le silence est le gardien de la lumière ».
Seule la Vᵉ Province peut se réclamer légitime de la régularité de la transmission Willermozienne.
Cette proclamation est publiée pour préserver l’intégrité doctrinale du Régime Rectifié et rappeler à tous les Frères errants dans des pseudo collèges irréguliers la nécessité de revenir à la source opérante et à la véritable lignée initiatique.

En 1818, Zurich devient le dépôt central de la Grande Profession, avec l’approbation explicite de Jean-Baptiste Willermoz et du Prince Charles de Hesse Cassel. Cette transmission se poursuit sans rupture jusqu’en 1960, date à laquelle le Collège de Zurich restitue officiellement le dépôt à Paris, en installant Jean Baylot [Eques a Libertate] comme président.
Notre précédent article annoncé la parution d'un ouvrage
fondamental pour les frères rectifiés qui désirent trouver la source de la
véritable et authentique transmission du régime rectifié.
L'épais ouvrage riche d’une documentation importante relatant les
décisions prises par Jean-Baptiste Willermoz et Rodolphe Salzmann à la
fin de leur vie pour sauvegarder le Régime Rectifié avant leur départ
vers l’Orient éternel, est enfin paru aux éditions Modestia.
Il était attendu depuis plusieurs semaines par les Frères de
diverses contrées désireux de remonter le fils de l’authentique
transmission du Régime Rectifié.
Wilhelmsbad I & II à nos jours : la voie tracée du Régime
Rectifié
« Un éclairage historique et spirituel pour comprendre et vivre
le Régime Rectifié selon l’intention des fondateurs, de
l’après-Révolution jusqu’aux Frères du XXIᵉ siècle »
L'événement dans la sphère rectifiée.
Le livre de l'histoire définitive du Rite et Régime Rectifié. Les archives
espérées mais jamais publiées sont enfin dévoilées. Une révolution dans
la connaissance de l'histoire, la doctrine réelle et l'objectif de l'Ordre.
E. P. Bahne von Krauss
Extrait de la préface de l’ouvrage :
Le Régime Écossais Rectifié conserve dans sa mémoire deux
jalons décisifs qui, ensemble, tracent la ligne et son devenir : le convent
de Wilhelmsbad tenu en 1782 et celui, plus discret mais tout aussi
important, réuni en 1817. Le premier, abondamment commenté par les
historiens de la franc-maçonnerie et de l’illuminisme, fut l’instant
fondateur où l’œuvre de Jean-Baptiste Willermoz prit sa forme définitive.
C’est à Wilhelmsbad que furent établis les contours doctrinaux et rituels
qui allaient conférer au Régime une identité unique : une initiation
maçonnique symbolique, ancrée dans le langage universel des
symboles, couronnée par un Ordre Intérieur chevaleresque porteur d’une
mission spirituelle explicite. Inspirée par la doctrine de la Réintégration
héritée de Martinez de Pasqually, purifiée de ses excès théurgiques pour
être pleinement intégrable à la vie chrétienne, cette mission visait la
régénération de l’homme dans la lumière du Christ Réparateur […].
Pour commander l’ouvrage : https://www.editionsmodestia.com