Mise au point, concernant l'article du DNRF-GDDG sur « l'extinction du Régime Écossais Rectifié en France au XIXe siècle »
PETITE LEÇON D'HISTOIRE
à l'usage d'historiens amateurs
Juillet 2026
Le présent article répond au texte publié par le DNRF-GDDG sous le titre « L'extinction du Régime Rectifié en France au XIXe siècle », mis en ligne le 18 février 2024, à l'adresse : https://www.directoirerectifiedefrance.org/lextinction-du-regime-rectifie-en-france-au-xixe-siecle
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Il faut le reconnaître : le DNRF-GDDG a du courage. Consacrer un article entier à l'histoire du Régime Rectifié sans jamais consulter les archives de Zurich, sans jamais citer les correspondances de Jean de Turckheim, de Rodolphe Salzmann ou d'Ehrmann, sans jamais interroger la nature exacte du dépôt de 1828 — il fallait oser. On saluera au passage l'élégance de la méthode : plutôt que de vérifier les sources, on les résume ; plutôt que de les résumer, on les arrange ; et plutôt que de les arranger, on conclut. Le tout tient en une page. C'est ce qu'on appelle, dans le monde savant, aller vite en besogne — et dans le monde rectifié, prendre ses désirs pour des patentes.
Reprenons donc, point par point, et avec toute la patience que mérite ce travail d'amateur, ce que l'article du DNRF affirme, et ce que les pièces, elles, établissent.
« Le Régime rectifié... eut beaucoup de mal à se rétablir après la Révolution. »[1]
Voilà une phrase qui a le mérite de ne rien dire de faux — et le défaut de ne rien dire d'exact non plus. Le DNRF-GDDG excelle dans cet art : l'énoncé si prudent qu'il en devient inutile. On cherchera en vain, dans tout l'article, la moindre mention du dépôt central de la Classe des Grands Profès transféré à Zurich dès mars 1818[2] — dix ans avant la fameuse convention de 1828 que le DNRF affectionne tant. Un historien amateur commence son enquête où elle est confortable ; un historien tout court commence où sont les pièces.
« En 1828... décidèrent... de remettre les archives à la Préfecture de Bâle... puis... à la Loge Modestia cum Libertate à l'Orient de Zurich. »[2]
Jusqu'ici, tout va bien : le DNRF a correctement recopié un fait. C'est déjà un progrès. Mais la phrase suivante gâche tout : le lecteur apprend deux paragraphes plus loin que ce dépôt zurichois se transforme, comme par magie éditoriale, en « pouvoir de la Ve Province » détenu par le Grand Prieuré d'Helvétie[3]. Passer de Zurich à Genève en une phrase, sans transition, sans preuve, sans même un battement de cils : voilà un tour de passe-passe qu'aucun historien sérieux ne se permettrait, mais qu'un article de sept paragraphes peut se permettre allègrement. Les correspondances de Zurich elles-mêmes, pourtant publiques, précisent que « le chapitre provincial devra toujours être consulté avant de transmettre ces documents officiels »[4] et qu'il s'agissait d'une « administration provisoire »[5]. Une garde n'est pas une couronne. Mais il faut croire que pour le DNRF, ranger un carton dans une armoire suisse équivaut à en hériter.
« Le Régime Écossais Rectifié ne subsistera que par le Grand Prieuré d'Helvétie... »[3]
C'est là, précisément, que l'amateurisme devient art. Car le Grand Prieuré d'Helvétie que célèbre le DNRF n'a, au premier tiers du XIXe siècle, rien d'une autorité unifiée : Bâle, Zurich et Genève sont trois préfectures cantonales parfaitement souveraines[6], qui ne s'accordent sur rien et se disputent tout — au point que Zurich refusera net, en 1885, de remettre à Genève les archives dont elle a la garde[7]. Présenter cette mosaïque de rivalités locales comme « le » dépositaire unique de la continuité de l'Ordre relève moins de l'histoire que du roman historique. On appréciera d'ailleurs la discrétion du DNRF sur ce détail : Charles Montchal lui-même, Grand Prieur du GPIH, écrivait que Zurich avait refusé de « se dessaisir » du dépôt « pour des motifs que nous ignorons »[7]. Un historien amateur cite les sources qui l'arrangent ; il oublie que ces mêmes sources, lues jusqu'au bout, le contredisent.
Le silence, assourdissant, sur Besançon
L'article du DNRF s'ouvre sur la Révolution et se referme sur la Suisse, sans jamais s'attarder sur un détail que Willermoz, lui, jugeait capital : les frères qui installèrent l'Union des Cœurs à Genève en 1810 étaient ceux du chapitre de Besançon — le même chapitre que Willermoz refusait, de son vivant, de seulement nommer « Bourgogne »[8]. Sa formule mérite d'être rappelée en toutes lettres, puisque le DNRF a préféré ne pas s'en souvenir : « Si le Chapitre de Besançon que je ne puis me résoudre à nommer Bourgogne... veut aller tout seul... et plier la tête sous le joug, on le laissera faire. »[8] Fonder toute une théorie de la continuité rectifiée sur un groupe que le fondateur du Régime disqualifiait lui-même de son vivant, voilà qui demande soit une grande audace, soit une grande méconnaissance des sources. On penche, à la lecture de l'article, pour la seconde hypothèse.
Les grands absents : Salzmann, Turckheim... et Lavater
On cherchera également en vain, dans tout l'article du DNRF, le moindre nom de Rodolphe Salzmann ou de Jean de Turckheim. L'omission surprend, venant d'un texte qui prétend traiter du sort de la Ve Province de Bourgogne : Salzmann en était membre naturel, reçu au grade suprême de Réau ✠ par Willermoz lui-même en 1816[9], et c'est lui qui organisa, avec Turckheim, la constitution du dépôt central de Zurich dès 1817-1818 [10]. Quant à Johann Heinrich Lavater, l'un des tout premiers Grands-Profès Réau ✠ que Salzmann reçut à ce titre entre 1816 et 1821 [10], il n'obtient pas davantage droit de cité dans l'article du DNRF-GDDG — ce qui, pour un texte consacré précisément à la survie du dépôt de la troisième Classe, confine à la prouesse. Écrire l'histoire de la Ve Province sans ces trois noms, c'est un peu comme écrire l'histoire de France en oubliant Charlemagne parce qu'il complique la chronologie qu'on avait prévue. On ne saurait attribuer une telle absence au hasard : un hasard, en principe, ne trie pas si soigneusement les personnages qui gênent. Nous avouons notre étonnement : que des figures aussi centrales que Salzmann, Turckheim et Lavater, sans lesquelles la Ve Province de Bourgogne n'aurait tout simplement pas d'histoire à raconter, ne méritent pas une ligne dans un article qui prétend en retracer précisément le destin, cela ne relève plus de la simplification pédagogique. Cela démontre, au contraire, une volonté bien réelle de détourner les faits — et, à travers eux, la véritable histoire de l'Ordre Rectifié.
Et le grand absent de l'article : le troisième degré
Pas une ligne, dans tout le texte du DNRF, sur le grade de Grand-Profès Réau ✠ — le sommet de la Classe secrète, celui que Willermoz transmit lui-même à Salzmann en 1816[9], celui que Salzmann transmit à son tour au Collège de Strasbourg puis à Zurich, celui que Genève, en dépit de tous ses efforts documentés sur plus de quarante ans de réclamations sans suite[11], ne reçut jamais. On comprend l'embarras : il est difficile de célébrer une continuité quand la pièce maîtresse du dossier n'y figure pas. Plutôt que d'expliquer l'absence, on la tait. C'est une stratégie éditoriale ; ce n'est pas de l'histoire.
La restitution de 1958-1960 : l'angle mort de tout l'article
Le DNRF s'arrête, prudemment, avant 1935. On ne s'étonnera pas de cette pudeur chronologique : poursuivre le récit aurait obligé à mentionner que le dépôt doctrinal fut restitué en France par le Collège des Grands Profès de Zurich — et non par Genève —, entre les mains d'André Moiroux et d'Antonin Wast, au sein du Collège Métropolitain reconstitué en 1960[12]. Le Grand Maître et Grand Prieur des Gaules de l'époque, Jean Granger, s'exprimant lui-même au Convent International de Zurich en 1979, ne mentionnait d'ailleurs que les IIe et IIIe Provinces dans son hommage à Jean Baylot[13] — silence éloquent sur la Bourgogne, que le DNRF s'empresse aujourd'hui de revendiquer sans un seul acte de collation à l'appui.
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De la « forgerie » — ou l'art de s'accuser soi-même
Il faut dire un mot, pour finir, d'une élégance particulière dont le DNRF nous a fait la grâce ailleurs. Dans un autre de ses textes, on peut lire, à notre sujet, que notre démarche relèverait d'une « forgerie », entraînant dans son sillage, dans plusieurs juridictions rectifiées, « quelques esprits non avertis de la réalité des faits »[16]. Le mot est fort. Il mérite qu'on s'y arrête, ne serait-ce que par courtoisie envers celui qui l'a choisi avec tant de soin.
Car enfin, le mot « forgerie » suppose que quelqu'un, quelque part, ait fabriqué de l'histoire plutôt que de la restituer. Or c'est précisément ce que nous venons de démontrer, pièce en main, à propos de l'article ici commenté : une convention de dépôt à Zurich transformée en couronne genevoise, un chapitre disqualifié par Willermoz érigé en fondation légitime, un troisième degré purement et simplement gommé du récit, une restitution de 1960 escamotée dans le silence. Si « forgerie » il y a, elle n'est pas de notre fait ; elle est dans le texte même que nous venons de relire ligne à ligne.
Quant aux « esprits non avertis » que le DNRF prétend protéger, on ne peut que les inviter, avec la plus grande cordialité, à lire eux-mêmes les correspondances de Turckheim, les aveux de Montchal, la patente de 1935, le témoignage de Jean Granger — plutôt que le résumé qui leur en a été servi. C'est précisément le devoir de tout Frère authentiquement rectifié : vérifier avant de croire, consulter avant de suivre. On notera d'ailleurs, non sans un sourire, qu'accuser autrui d'égarer les esprits, tout en construisant sa propre légitimité sur une confusion documentée entre Zurich et Genève, relève moins de la polémique que de l'aveu.
Une juridiction qui prétend transmettre les voies de l'initiation devrait, à tout le moins, se montrer digne de la vérité qu'elle invoque. On ne bâtit pas une autorité spirituelle sur une histoire arrangée, et l'on ne devrait pas, surtout, accuser ses contradicteurs du défaut que l'on pratique soi-même avec le plus d'assiduité.
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Conclusion : l'histoire ne s'improvise pas
On ne reprochera pas au DNRF sa bonne volonté. On lui reprochera sa méthode — ou plutôt son absence de méthode : un récit linéaire, sans aspérités, sans notes de bas de page qui dérangent, sans confrontation aux archives primaires, où chaque difficulté documentaire est simplement absorbée dans le paragraphe suivant comme si de rien n'était. C'est la marque distinctive de l'historien du dimanche : il écrit l'histoire qu'il voudrait avoir, et non celle que les pièces imposent.
La Ve Province de Bourgogne n'a pas besoin qu'on lui invente une légende de sauvetage helvétique. Elle a une histoire documentée, continue, vérifiable : celle qui va de Willermoz à Salzmann, de Salzmann à Strasbourg, de Strasbourg à Zurich, et de Zurich, en 1960, directement à la France — sans intermédiaire genevois, et sans qu'une structure constituée le 15 décembre 2012[15] et auto-proclamée « autorité centrale » sur les trois Provinces françaises depuis lors[14] n'ait jamais eu à produire le moindre acte établissant sa propre filiation.
Il ne suffit pas de publier un article pour écrire l'histoire. Il faut encore la connaître.
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Ve Province de Bourgogne
Collège Métropolitain des Grands Profès
NOTES ET SOURCES
[1] DNRF-GDDG, « L'extinction du Régime Rectifié en France au XIXe siècle », 18 février 2024, paragraphe d'ouverture : « Le Régime rectifié, fondé en 1778 au Convent des Gaules... eut beaucoup de mal à se rétablir après la Révolution... » (https://www.directoirerectifiedefrance.org/lextinction-du-regime-rectifie-en-france-au-xixe-siecle). ↩
[2] Zurich vs Genève : Deux transmissions, une seule légitimité (juillet 2026), §1.2 : « Le dépôt central de la Classe des Grands Profès avait toutefois été transféré à Zurich dès le mois de mars 1818... » (cité deux fois dans le texte pour le même fait). ↩
[3] DNRF-GDDG, art. cit., avant-dernier paragraphe : « Ainsi, à partir du dernier quart du XIXe et en raison de son extinction en France, le Régime Écossais Rectifié ne subsistera que par le Grand Prieuré d'Helvétie, déjà dépositaire depuis 1828 du pouvoir de la Ve Province, mais qui allait, en 1830, se voir confier, charge extrêmement importante, la responsabilité de la mémoire et surtout de la continuité de l'Ordre. » ↩
[4] Zurich vs Genève, §2.5, citant la correspondance zurichoise de 1828 accusant réception du dépôt : « [...] le chapitre provincial devra toujours être consulté avant de transmettre ces documents officiels [...] » ↩
[5] Zurich vs Genève, §2.5, courrier du 16 septembre 1829 : « [...] notre administration provisoire de la Ve Province [...] » ↩
[6] Zurich vs Genève, Avant-propos, « Une Suisse divisée au début du XIXe siècle, un Régime fragmenté » : « les préfectures de Bâle, de Zurich et de Genève agissaient chacune en pleine souveraineté, sans autorité centrale capable de trancher entre elles... » ↩
[7] Zurich vs Genève, §2.5 (refus de Zurich, le 8 octobre 1885, de se dessaisir du dépôt) ; et La légitimité de la Ve Province de Bourgogne (II) — Genève, le réveil de 1935 et la restitution de 1960 à l'épreuve des sources (juillet 2026), note de fin 3, citant Charles Montchal, Grand Prieuré Indépendant d'Helvétie, Régime Écossais Rectifié, 4e éd., Kundig, 1926 : « La Préfecture de Zurich en assuma la garde, mais quand elle entra à son tour en sommeil, elle refusa [...] de se dessaisir d'un dépôt qui appartient de droit au Grand Prieuré d'Helvétie et à son Directoire [...] », et « nous ignorons pour quels motifs supérieurs ». ↩
[8] Zurich vs Genève, §2.1, « Une installation sous tutelle disqualifiée », citant la lettre de Jean-Baptiste Willermoz : « Si le Chapitre de Besançon que je ne puis me résoudre à nommer Bourgogne, désirant même qu'en définitif il ne le devienne point, veut aller tout seul [...] et plier la tête sous le joug, on le laissera faire [...] » (citation également reprise dans La légitimité de la Ve Province de Bourgogne (II), section relative au précédent de 1810). ↩
[9] Zurich vs Genève, §1.1, « Jean-Baptiste Willermoz et le choix délibéré de Rodolphe Salzmann » : réception de Frédéric-Rodolphe Salzmann au grade de Réau ✠ par Willermoz, à Lyon, le 22 septembre 1816. ↩
[10] Zurich vs Genève, §1.2, « La transmission du Collège et le dépôt de Zurich » : constitution du dépôt central de Zurich par Salzmann et Turckheim (lettre de Turckheim à Diethelm Lavater, mars 1817) ; Salzmann y constitue, entre 1816 et sa mort en 1821, les premiers Grands-Profès Réau ✠, « notamment au frère Johann Heinrich Lavater ». ↩
[11] Zurich vs Genève, §2.4, « Vingt années de réclamations sans suite (1832-1852) » ; voir aussi La Grande Profession au XIXe siècle (Cahiers Libertate, Éditions Modestia, 2026), sur la correspondance de Charles-Gaspard Peschier avec Joseph Antoine Pont et la délégation genevoise envoyée à Lyon en 1847 (mission Aubanel), demeurée sans résultat. ↩
[12] La légitimité de la Ve Province de Bourgogne (II), §IV et §VI : restitution du dépôt doctrinal par le Collège des Grands Profès de Zurich, entre les mains d'André Moiroux et d'Antonin Wast, lors de la constitution du Collège Métropolitain au Convent de Paris (1960), à la suite du Convent international de Zurich (1958). ↩
[13] La légitimité de la Ve Province de Bourgogne (II), §VI, citant Jean Granger, Conférence du Grand Maître et Grand Prieur des Gaules au Convent International de Zurich, septembre 1979 : « [...] Jean Baylot restituait au Prieuré des Gaules [...] la place enviée qu'occupaient les IIe et IIIe Provinces du Régime Écossais Rectifié en 1782. » ↩
[14] La légitimité de la Ve Province de Bourgogne (II), note de fin 1 : « certaines structures apparues au début des années 2010, et notamment une petite juridiction s'étant progressivement autoproclamée "autorité centrale" du Régime Rectifié en France, ne disposent d'aucun fondement historique, doctrinal ou institutionnel leur permettant d'exercer une primauté hiérarchique sur les trois provinces [...] ». ↩
[15] Site officiel du DNRF-GDDG, page « Filiation historique du Directoire National Rectifié de France-Grand Directoire des Gaules (D.N.R.F.-G.D.D.G.) », https://www.directoirerectifiedefrance.org/communiques/ (consultée en juillet 2026) : « [...] a donc été constitué le 15 décembre 2012 à Lyon [...] ». ↩
[16] Propos attribués au DNRF-GDDG évoquant une « forgerie » entraînant, dans plusieurs juridictions rectifiées, « quelques esprits non avertis de la réalité des faits ». Citation rapportée telle que communiquée à l'auteur du présent article ; référence de publication précise (titre, date, URL) non disponible à ce jour. Cette citation devra être retirée ou complétée dès qu'une référence vérifiable pourra lui être associée. ↩
SOURCES
— DNRF-GDDG, « L'extinction du Régime Rectifié en France au XIXe siècle », 18 février 2024.
— La légitimité de la Ve Province de Bourgogne (II) — Genève, le réveil de 1935 et la restitution de 1960 à l'épreuve des sources, juillet 2026.
— Zurich vs Genève : Deux transmissions, une seule légitimité — Démonstration historique et doctrinale, juillet 2026.
— La Grande Profession au XIXe siècle, Cahiers Libertate, Éditions Modestia, 2026 (préf. Jean Boulogne ; auteur Eric P. Bahne von Krauss).
— Site officiel du DNRF-GDDG, directoirerectifiedefrance.org (page « Filiation historique »), consulté en juillet 2026.