RÉGIME MAÇONNIQUE RECTIFIÉ

Ve Province de Bourgogne

Réponse aux Héritiers de Jean-Baptiste Willermoz :

Ce que les sources permettent réellement d’affirmer

 

Réponse historique et doctrinale

 

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Octobre 2026

 

La présente étude complète le mémoire Zurich vs Genève : deux transmissions, une seule légitimité, publié en juillet 2026 sur le site de la Ve Province (www.rite-ecossais-rectifie.fr/zurich-vs-geneve). Elle en précise les sources. Ce mémoire a suscité de vives réactions dans la maçonnerie rectifiée. Il touchait à la transmission dont chacun se réclame. Trois juridictions, d’ordinaire opposées, ont réagi ensemble dans deux textes signés en commun, puis chacune de son côté. La présente étude répond aux quatre documents suivants, désignés ensuite par le nom indiqué entre parenthèses :

— « Le “pôle de Zurich” et la “Ve Province” du Régime écossais rectifié : examen critique d’une thèse », daté du 11 octobre 2026, 13 p., signé « Les Héritiers de Jean-Baptiste Willermoz » (l’« Examen ») ;

— « Lettre d’information sur les propos infondés d’une nouvelle Province rectifiée », 2 p., même signature (la « Lettre d’information ») ;

— « Éclaircissements sur la source de l’authentique “légitimité” du Régime Maçonnique Rectifié », Directoire National Rectifié de France– Grand Directoire des Gaules, Lyon, 24 juin 2026, signé Eques a Crucis Mysterio, nom d’Ordre de Jean-Marc Vivenza, l’un des Héritiers, qui a lui-même rendu ce document public (les « Éclaircissements ») ;

— « De l’authenticité et de la filiation de la Grande Profession », Collège Métropolitain National de la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra, signé « Eques a Fidelis et Ridens », diffusé en 2026 dans les chapitres qui en relèvent ; le Maître Provincial de cette juridiction est l’un des signataires des Héritiers (« Authenticité »).

Les deux premiers sont attribués aux Héritiers. Le troisième est attribué à Jean-Marc Vivenza et au Directoire National Rectifié de France, le quatrième au Collège Métropolitain National de la GLTSO. Ces quatre documents font apparaître de nombreuses divergences entre leurs auteurs. Nous le constaterons souvent dans nos réponses (9.2). Nous conseillons au lecteur d’avoir ces quatre documents sous la main et d’en avoir pris connaissance avant d’aborder la présente réponse historique et doctrinale.

Les notes, placées en fin de document, donnent la source de chaque affirmation. Elles renvoient à quatre sortes de pièces :

— les quatre documents ci-dessus, cités par leur nom abrégé (Examen, Lettre d’information, Éclaircissements, Authenticité), suivi de la partie et du numéro de page ;

— le mémoire de juillet, cité « mémoire », avec la section et la note ;

— les sources imprimées : correspondances éditées (Zimmermann, 1994 ; éditions Modestia cum Libertate ; Cahiers Libertate), fonds Kloss, ouvrages d’historiens ;

— les manuscrits : fonds Willermoz de la Bibliothèque municipale de Lyon (BmL), avec leur cote, et Bibliothèque nationale de France (BnF).

Lorsqu’une lettre n’a ni cote ni référence de publication, la Ve Province en détient le texte. Elle n’en donne pas copie ici (4.3, 6.1). La bibliographie placée en fin de document récapitule ces pièces.

La réponse se place sur le terrain que les Héritiers ont choisi, celui des sources historiques. La transmission ne s’y réduit pas. Les objections des Héritiers, du Grand Prieuré des Gaules, de Jean-Marc Vivenza et de la GLTSO sont-elles établies par les pièces qu’ils citent ? Ces pièces sont-elles respectées ? Dans les deux cas, la réponse est non. Plusieurs pièces disent autre chose que ce qu’on leur fait dire. Plusieurs affirmations jugées décisives ne reposent sur aucune source. Les références données ici sont publiées, et chacun peut les vérifier.

L’essentiel

Les dix points qui suivent résument ce que la présente réponse établit. Chacun renvoie, entre parenthèses, à la section où il est démontré.

— Salzmann était Réau-Croix. Willermoz le reçut à ce grade à Lyon, le 5 septembre 1816. La lettre de février 1817 que citent les Héritiers le confirme. Salzmann y écrit avoir « encore reçu » des communications à son dernier voyage de Lyon. Ce qui lui manquait alors, c’est l’autorisation de conférer. Il l’exerce dès août 1817, puis ordonne Heinrich Lavater en août 1818 (3.1, 3.2).

— Mars 1818, non mars 1817. La lettre sur le dépôt central de Zurich est du 2 mars 1818. La veille, Türckheim annonçait l’envoi des pièces. L’accord et l’envoi datent du même mois (2.2).

— La garde de 1828 fut confiée à Zurich. Montchal l’écrit, Savoire le disait, et Zurich refusait encore en 1926 de s’en dessaisir au profit de Genève (2.3, 5.3).

— Un collège survivait à Zurich. Jean-Marc Vivenza, l’un des Héritiers, l’écrit lui-même dans ses Éclaircissements. Après la mise en sommeil de la Préfecture, en 1885, un Collège « maintenait secrètement son existence ». C’est dans ce Collège, ajoute-t-il, que Jean Baylot fut reçu en 1958 (2.1, 5.2).

— L’acte de Pont de 1830 autorise, il ne transmet rien. Pont attendait une autorisation supérieure, qui ne vint jamais. En 1833, Charles de Hesse-Cassel, autorité suprême de l’Ordre, ne connaissait à Genève qu’un chapitre (4.4).

— Willermoz tenait les actes de Besançon pour nuls. Il l’écrit dès 1808. En 1810, Türckheim reconnaît que de Raimond, qui prépara les Genevois, n’était que Profès (4.2, 4.3).

— Des citations tronquées. La lettre de Willermoz de 1807 est coupée là où elle cesse de donner raison aux Héritiers. Sa fin exige la transmission orale. La même coupure se lit dans les Éclaircissements de Jean-Marc Vivenza (6.3).

— La phrase prêtée à Baylot n’est pas de Baylot. Jean-Marc Vivenza lui-même la rapporte à un fonds d’« archives privées » (5.2).

— Aucun des signataires n’a été reçu ni reconnu par le Grand Prieuré Indépendant d’Helvétie dont certains se réclament (5.3).

— Les imprécisions de Jean-Marc Vivenza. Jean-Marc Vivenza fait de de Raimond un Grand Profès et de Genève la gardienne d’archives restées à Zurich. Il rapproche sans pièce la Ve Province de Robert Ambelain (VIII).

 

Avant-propos

Un regret, et une main tendue

Un mot d’abord sur la forme. Les deux textes des Héritiers parlent d’une « soi-disant » Province « nouvellement créée ex nihilo ». Ils parlent de « propagandistes », de « techniques de dénigrement et de débauchage », de « charlatanisme avéré » et d’une « forme d’hubris » chez des « dignitaires autoproclamés »[1] [2]. Le Collège Métropolitain National de la GLTSO parle de « gourous autoproclamés » et de « fausse monnaie »[3]. Ce ne sont pas des arguments. Willermoz n’attendait pas ce langage de Frères qui se réclament de lui. La Ve Province ne le reprendra pas. Le débat oppose des Frères qui désirent, de part et d’autre, nous voulons le croire, servir la même tradition. Ces pages ont été écrites dans cet esprit.

Aucune de ces trois juridictions ne nous a demandé de précisions sur la transmission que nous rapportons, celle que Zurich a préservée. Nous les leur aurions communiquées volontiers, dans un esprit fraternel et respectueux, pour le bien de l’Ordre. Elles ont choisi une autre voie, celle du dénigrement. Nous le regrettons. Ce choix ne change pas notre attitude.

La porte que la Ve Province ouvre depuis l’origine aux Frères de bonne volonté reste ouverte. L’Ordre est chrétien, et des chrétiens ne sauraient demeurer divisés, surtout dans la période troublée que nous traversons.

Une question écartée, puis tranchée

L’examen s’ouvre sur une précaution. Il « n’entre pas dans le débat sur ce qu’est, spirituellement, une transmission valide ». Il s’en tient à savoir si les faits allégués « sont établis par des sources que l’on peut consulter »[4]. La question ainsi écartée est pourtant la seule décisive. Tout le différend porte en effet sur ce qui a été transmis, par qui et à qui. On ne peut contester la transmission d’autrui sans dire ce qu’est une transmission valide.

La précaution ne tient pas jusqu’au bout. En conclusion, les Héritiers tranchent très vite la question qu’ils souhaitaient ne pas aborder. Pour Willermoz, une transmission tiendrait à « la conservation et l’étude d’une doctrine écrite »[5]. Ils s’appuient pour cela sur une lettre de Willermoz. Ils n’en citent que le début d’une phrase et laissent de côté la fin, qui dit l’inverse. C’est une citation tronquée, examinée en 6.3. Les signataires se réclament pourtant, de longue date, de cette transmission même.

 

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Le principe commun

Les Héritiers et la Ve Province s’accordent sur une règle : Nemo dat quod non habet — nul ne donne ce qu’il n’a pas reçu. Ils s’accordent aussi sur une méthode pour ce qui relève de l’histoire : une affirmation historique doit pouvoir être rapportée à une pièce publiée. La présente réponse applique l’une et l’autre aux deux parties. Ce qui relève de la transmission elle-même obéit à une deuxième règle, fixée par Willermoz (6.3) : cela se reçoit, et ne se produit pas

Une troisième règle en découle : la transmission se fait d’homme à homme. Une personne la reçoit des mains d’une personne qui l’a elle-même reçue. Elle ne se communique ni à un groupe ni à une juridiction. Elle ne passe pas non plus par la fonction : une Grande Maîtrise ne confère pas la Grande Profession. Willermoz l’écrit : la classe secrète « doit rester ignorée des six précédentes jusqu’à ce qu’on y appelle individuellement chacun de ceux qui sont jugés propres à y entrer »[6].

Ego enim accepi a Domino quod et tradidi vobis — « J’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai aussi transmis » (1 Co 11, 23).

 

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Repères

Ces repères s’adressent aux Frères peu familiers de l’histoire du Régime. Ils donnent le sens des mots employés dans la présente réponse.

— Le Régime Rectifié. Willermoz l’a fixé au Convent des Gaules, à Lyon, en 1778, puis au Convent de Wilhelmsbad, en 1782. Il comprend les grades symboliques, l’Ordre intérieur et une classe secrète.

— L’Ordre intérieur. Il réunit les Écuyers Novices et les Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte. Il est gouverné par des Provinces, divisées en Prieurés et en Préfectures. La France en comptait trois : la IIe d’Auvergne, dont le siège était à Lyon, la IIIe d’Occitanie et la Ve de Bourgogne, dont le siège était à Strasbourg. L’Helvétie était un Grand Prieuré de la Ve Province (2.3).

— La classe secrète. On la nomme aussi Grande Profession. Elle ne fait pas partie de l’Ordre intérieur. Elle comprend les Profès et les Grands Profès. On n’y entre pas par l’ancienneté : on y est appelé, « individuellement », selon le mot de Willermoz (6.3). La Ve Province tient que Willermoz et Salzmann y ajoutèrent en 1816 le grade de Grand Profès Réau ✠ (3.1).

— Le Collège. Les Grands Profès se réunissent en collèges. Le Collège Métropolitain de Lyon, présidé par Willermoz, en était l’autorité. Le Collège ne se confond pas avec la Province. La Province gouverne l’Ordre intérieur. Le Collège garde la classe secrète et en règle la transmission (4.6).

— Réception et communication. Une réception est faite par un Frère qui a lui-même été reçu et qui a le pouvoir de transmettre. Une communication est la remise d’un texte, d’une copie ou d’une autorisation. La réception transmet. La communication informe ou autorise. Une grande partie du débat porte sur cette différence (4.1).

— Les Élus Coëns et le Réau-Croix. L’Ordre des Élus Coëns fut fondé par Martinez de Pasqually, le maître de Willermoz. Le Réau-Croix en est le grade le plus élevé. Willermoz l’avait reçu. On peut affirmer qu’il n’existe plus aujourd’hui. Sa chaîne de transmission s’est rompue au XIXe siècle.

— Dépôt et garde. Le dépôt désigne les instructions, rituels et pièces d’un collège ou d’une Province. En confier la garde, comme en 1828, c’est en confier la conservation, à charge de le restituer. Ce n’est ni en céder la propriété ni en transmettre le pouvoir (2.3).

— Patente. C’est l’acte écrit par lequel une autorité constitue une juridiction ou autorise des Frères à travailler. Une patente ne reçoit personne dans un grade (5.3).

 

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I — Les griefs des Héritiers

L’examen tient en huit objections, reprises ci-après dans le même ordre :

1. aucun Collège de Grands Profès n’aurait siégé à Zurich au XIXe siècle ;

2. le « dépôt central » de mars 1818 n’aurait laissé aucune trace, le seul dépôt effectif étant celui de Francfort-Darmstadt ;

3. la convention de 1828 serait une garde d’archives au profit du Grand Prieuré d’Helvétie, continué à Genève ;

4. le grade de Grand Profès Réau ✠ serait sans existence documentée ;

5. la réception « par communication » reprochée à Genève serait le mode même des réceptions zurichoises ;

6. la patente de Pont du 29 mai 1830 serait un acte statutaire, émis par le seul dépositaire légal ;

7. la chaîne serait rompue de 1819 à 1958, et le bénéficiaire de 1960 serait une création genevoise ;

8. la méthode du mémoire se soustrairait à la vérification.

Le reproche général d’inaccessibilité des sources, posé dès l’introduction de l’examen, est traité au chapitre VI, après les faits.

 

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II — Zurich : le collège, le dépôt et la garde

2.1 : Le silence d’une correspondance privée ne prouve pas l’absence d’un collège

Commençons par un aveu venu de l’un des Héritiers. Dans ses Éclaircissements, Jean-Marc Vivenza explique pourquoi Zurich refusa, après 1885, de remettre ses archives à Genève : « Le “motif supérieur” tenait évidemment au fait qu’un Collège, quoique faible et avec un nombre réduit de frères, maintenait secrètement son existence malgré la cessation d’activité de la Préfecture »[7]. Les Héritiers soutiennent au contraire que « Zurich n’a pas de collège au XIXe siècle »[8].

Leur argument repose sur les lettres publiées par Zimmermann. Ce sont les lettres personnelles de Diethelm Lavater. Elles s’arrêtent à sa mort, en mars 1826. Elles ne sont ni le registre de la Préfecture ni celui de ses Grands Profès. Conclure de leur silence à l’absence d’un collège est le procédé même que les Héritiers reprochent au mémoire de juillet de la Ve Province[9]. Ces lettres disent d’ailleurs le contraire. Le 29 mai 1817, Türckheim rappelle que Diethelm Lavater avait été admis à la Grande Profession à Strasbourg « il y a plusieurs années déjà »[10]. Le 6 octobre 1817, le Collège de Strasbourg fait collationner les copies zurichoises avant de les retourner au Grand Prieuré d’Helvétie « afin de compléter le dépôt »[11]. Le 17 janvier 1818, Türckheim parle des « frères de Zurich, auxquels la Grande Profession a été transmise »[12]. Les Héritiers écrivent que Strasbourg « n’a jamais remis à Zurich ni archives ni pouvoirs »[13]. Ces trois lettres les contredisent.

La lettre de Willermoz de mai 1821 parle de « vos deux Collèges ». Les statuts de Francfort de 1823 ne nomment pas Zurich[14]. Ces pièces ne prouvent rien de plus. Elles énumèrent des collèges en activité. Elles ne recensent pas les lieux de garde.

2.2 : Mars 1818 : l’accord et l’envoi, et le dépôt de Francfort-Darmstadt

Toute l’objection repose sur une date. Les Héritiers datent de mars 1817, comme le mémoire, la lettre de Türckheim à Diethelm Lavater sur le dépôt central. Ils n’y voient qu’un projet[15]. Vérification faite, l’édition de Zimmermann ne contient aucune lettre de mars 1817. La lettre des pages 456-457 est datée de Darmstadt, le 2 mars 1818. C’est cette date qu’il faut lire, dans le mémoire comme dans l’examen. La veille, le 1er mars 1818, Türckheim annonçait à Heinrich Lavater : « vous recevrez de Strasbourg […] une copie légalisée », « accompagnée des statuts et d’une autorisation officielle »[16]. Le 2 mars, il écrit à Diethelm Lavater : « Je me suis mis d’accord avec Hedera pour qu’un dépôt central soit établi à Zurich »[17]. L’accord et l’envoi datent donc du même mois. L’écart d’un an entre un « projet » et un « transfert effectif » n’existe pas.

L’envoi lui-même est attesté par Salzmann. Il écrit au prince Christian de Hesse-Darmstadt, placé à la tête de la Ve Province : « Votre Altesse Sérénissime a connu et approuvé l’envoi qui a eu lieu à Zurich des intéressants papiers concernant l’excellente réunion à la tête de laquelle le choix unanime vous a fait consentir à vous mettre pour la Vème Province »[18]. L’autorité de la Province connut et approuva donc l’envoi à Zurich.

Le transfert ne repose donc pas sur la seule affirmation de Bahne von Krauss[19]. Dès le 17 janvier 1818, la Grande Profession « a été transmise » aux frères de Zurich[20]. La transmission précède, le dépôt suit. Les Héritiers évoquent des « documents [qui] tardent »[21]. Aucune pièce ne le dit. La correspondance ne mentionne qu’une seule attente, en septembre 1818. Elle porte sur le sixième degré du système de Charles de Hesse-Cassel, et non sur la Grande Profession[22].

Reste Francfort-Darmstadt, présenté comme « le seul dépôt effectif »[23]. Les Héritiers rappellent eux-mêmes que Willermoz et Salzmann rejetaient la doctrine de Gottorp, celle de la rotation des âmes[24]. Or c’est cette doctrine que les Collèges de Francfort et de Darmstadt adoptèrent[25]. Willermoz adressa des cahiers à Türckheim en 1820-1821. Un décret « du Collège Métropolitain de Lyon et Strasbourg » date de décembre 1818[26]. Ni l’un ni l’autre ne fait de Darmstadt le seul dépôt. Les statuts de Francfort de 1823, que citent les Héritiers, placent même le centre commun à Lyon « et secondairement à Strasbourg »[27].

Les Zurichois connurent les deux systèmes. Türckheim leur proposait les « connaissances supplémentaires de Gottorp » avec l’autorisation du Grand Maître[28]. Ils n’en gardèrent qu’un. En août 1818, Heinrich Lavater devait recevoir à Wilhelmsbad le septième degré de la Rotation. Il alla plutôt se faire ordonner Grand Profès Réau-Croix par Salzmann à Strasbourg[29]. Zurich connaissait donc Gottorp, et en refusa les grades.

La voie willermozienne était d’ailleurs parvenue en Suisse alémanique dès 1811, par Salzmann en personne. Pierre Burckhardt l’écrit à Diethelm Lavater le 21 octobre 1813 :

« Quant à la deuxième étape de ce Grand Profès, a Garba n’avait pas le pouvoir de la communiquer ; c’est pourquoi Hedera vint ici [en 1811] et m’informa, sous serment solennel et par une déclaration écrite sous serment, qu’il ne fallait révéler cela à personne, et ce au cours d’un sermon [qui dura] deux jours et fut accompagné de nombreuses remarques. »[30]

Salzmann lut lui-même les instructions devant deux témoins. Il ne permit ni qu’on les lût seul ni qu’on en prît copie[31]. C’est la règle de Willermoz : ce dépôt n’est confié que là où se trouvent « des hommes assez forts pour les expliquer et les faire valoir »[32].

2.3 : 1828 - une garde confiée par la Ve Province à l’un de ses Prieurés

Les Héritiers rappellent que la convention du 2 août 1828 place les archives de la Ve Province « sous la surveillance du Grand Prieuré d’Helvétie ». Ils ajoutent que l’inventaire publié par Alain Bernheim décrit des archives de l’Ordre intérieur et de la classe symbolique[33]. Un inventaire d’archives administratives ne décrit pas ce qui était conservé à part, dans le secret. Les Héritiers tiennent ce « coffret » pour une tradition invérifiable[34]. Leur propre source en atteste pourtant l’existence à Zurich. Le 1er mars 1818, Türckheim propose d’y déposer, scellés, une procuration et un acte d’adhésion, dans « le petit coffret des hautes communications »[35].

Genève aurait-elle hérité de ce dépôt avec le Grand Prieuré ? Montchal, Grand Prieur à Genève, écrit que « la Préfecture de Zurich en assuma la garde »[36]. Il constate en 1926 que les archives de 1828 « sont encore restées en dépôt dans la loge Modestia cum Libertate ». Cette loge refuse de s’en dessaisir[37]. Si le Grand Prieuré établi à Genève avait été l’ayant droit, Zurich n’aurait eu aucune raison de lui refuser ces archives. Jean-Marc Vivenza le confirme dans son Histoire du Régime écossais rectifié. Les archives de 1828 furent déposées « à la Loge Modestia cum Libertate à l’Orient de Zürich ».[38] Il ajoute que le Grand Prieuré d’Helvétie était « déjà dépositaire depuis 1828 du pouvoir de la Ve Province ».[39]

Les pièces de 1828 et 1829 disent ce que Zurich avait reçu : une garde, placée sous l’autorité du Chapitre provincial. Le 9 juillet 1828, Jean-François Ehrmann (a Cubo), président du Collège de Strasbourg, écrit au prince Christian de Hesse-Darmstadt. Les archives de la Ve Province seront « transférées à Zurich et remises à la garde du Grand Prieuré et de la Préfecture de ce nom ».[40] Zurich en accuse réception le 21 mars 1829. Le Chapitre provincial, « notre supérieur hiérarchique », « devra toujours être consulté avant de transmettre ces documents officiels ». Le Grand Prieuré doit pouvoir « se prévaloir avec honneur de ses actions si la magistrature de Strasbourg lui réclamait la direction des affaires provinciales ».[41] Le 16 septembre 1829, il écrit au prince Christian. Il y parle de « notre administration provisoire de la Ve Province ».[42] Les Héritiers citent cette dernière phrase. Ils en concluent que le dépositaire était le Grand Prieuré d’Helvétie.[43] Le dépositaire est bien le Grand Prieuré, dont le siège est alors à Zurich. Mais il se dit administrateur provisoire. Il reconnaît au-dessus de lui le Chapitre provincial. Il s’interdit de transmettre les documents sans le consulter. Cela explique le refus que Zurich opposera plus tard à Genève.

Le statut de l’Helvétie règle la question. Les Héritiers datent de 1779 le qualificatif « Indépendant »[44]. Trois ans plus tard, le Recès du Convent de Wilhelmsbad maintient le Concordat passé avec le Chapitre provincial de la Ve Province. Les établissements de Suisse gardent leurs exemptions, « en continuant de reconnaître le Maître & Chap. Prov. de la Ve pour leurs Supérieurs »[45]. En 1782, ce Grand Prieuré réunit les Préfectures de Zurich et de Bâle. Genève n’est pas alors une ville suisse. Jean-Marc Vivenza le rappelle lui-même : l’Union des Cœurs ne fut placée sous le Directoire d’Helvétie qu’en 1815, puis installée comme troisième Préfecture le 20 novembre 1817, sur autorisation du Grand Prieur zurichois Hans Caspar Ott[46]. En 1828, la Ve Province ne livrait donc pas ses archives à une puissance étrangère. Elle les plaçait sous la garde de l’un de ses Prieurés, à charge de restitution. Jean-Marc Vivenza le rapporte lui-même : le 21 mars 1826, le Comité provincial confie les archives à Zurich, « à charge par la Loge de Zurich de les rendre lors d’un réveil éventuel du Comité ».[47] Un gardien ne devient pas propriétaire, et les Héritiers le reconnaissent[48].

2.4 : Une garde confiée, non une garde auto-décrétée

Les Héritiers retournent contre Zurich le reproche que le mémoire adresse à Genève pour 1886. La « garde de fait auto-décrétée » décrirait selon eux « assez exactement la situation de Zurich »[49]. Les deux situations sont opposées. Zurich tenait le dépôt d’une convention passée avec la Ve Province, assortie d’une obligation de restitution. La mise en sommeil de sa Préfecture, le 8 octobre 1885, n’y mit pas fin : Montchal y trouve encore les archives en 1926. Genève, au contraire, décida seule, le 28 novembre 1886, de « maintenir l’Ordre Rectifié »[50]. Aucune convention ni aucune instance ne l’en avait chargée.

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III — Le grade de Grand Profès Réau ✠

3.1 : Pourquoi les pièces des Héritiers ne réfutent pas le grade de 1816

C’est le cœur du différend. Les Héritiers y opposent quatre pièces : les Statuts (BmL Ms 5475), la lettre de Pont à Molitor du 6 juillet 1829, la réception de Salzmann comme Grand Architecte en 1813 et sa lettre du 16 février 1817[51].

Les Héritiers reprochent au mémoire de citer la lettre de remerciement que Salzmann adressa à Willermoz après sa réception au grade de Grand Architecte, « mais [de] la rattache[r] à 1816 »[52]. C’est inexact. Le mémoire date lui-même cette lettre de septembre 1813. Il la rattache bien à la réception de Grand Architecte[53]. Il ne s’en sert pas pour prouver la réception de 1816, qu’il fonde sur une autre pièce. Il s’en sert pour montrer la confiance qui unissait les deux hommes. La réception de 1813, que nul ne conteste, fut une étape du parcours de Salzmann. Elle n’en fut pas le terme.

Précisons ici les dates que le mémoire évoque. Le 5 septembre 1816, Willermoz reçoit Salzmann à Lyon Réau-Croix, grade terminal de l’Ordre des Élus Coëns. Les deux hommes élaborent ensuite ensemble le rituel de réception du Grand Profès Réau ✠. Ce rituel est achevé le 22 septembre 1816. Il est destiné à être communiqué aux Grands Profès lors des réceptions dans les collèges de la Grande Profession. Willermoz ne le garda pas à Lyon. Salzmann l’emporta à Strasbourg, et c’est ce manuscrit que détient la Ve Province. Les deux actes sont distincts. Le premier relève de l’Ordre coën. Le second relève du Régime rectifié, dont le Grand Profès Réau ✠ est le neuvième grade. L’examen les confond lorsqu’il écrit que ce grade aurait été « tiré de l’ordination coën de Réau-Croix »[54]. Quelques mois plus tard, Salzmann remercie encore Willermoz : « je vous remercie pour tout ce que je vous dois »[55].

Les Héritiers invoquent d’abord les Statuts. Ceux-ci font du second acte « le dernier terme de la Grande Profession ». Le Collège Métropolitain National de la GLTSO en conclut qu’elle ne compte que deux actes.[56] Ces Statuts sont antérieurs de plus de trente ans au travail de 1816. Willermoz décrit déjà, en 1781, les deux instructions qu’ils accompagnent. Ils ne pouvaient pas mentionner un rituel élaboré en septembre 1816.

Les autres pièces disent ce que contenaient les papiers de Lyon. Elles ne renseignent pas sur ce que Willermoz conféra personnellement à Salzmann en septembre 1816. Pont écrit à Molitor : « il n’y a rien que les grades connus P. et G. P. et absolument rien au-delà »[57]. Cette lettre porte sur le dépôt de Lyon dont Pont avait la garde. Pont ignorait le travail commun de Willermoz et de Salzmann de 1816. Le rituel du Grand Profès Réau ✠ ne se trouvait pas dans ce dépôt. Les Héritiers établissent d’ailleurs eux-mêmes que Willermoz ne confiait pas tout à Lyon. Willermoz adressa à Türckheim, en 1820-1821, neuf cahiers que celui-ci versa à Darmstadt[58]. Ce que Pont ne détenait pas, il ne pouvait ni l’attester ni le nier. En 1829, Pont répondait en outre à Darmstadt, qui le pressait de questions et faisait travailler la Rotation. À supposer qu’il en eût connaissance, un Grand Profès lié par son serment ne livre pas l’arcane à un tiers qui l’interroge[59]. Les Héritiers ont cherché à Lyon et dans les sources genevoises. Ils ne connaissent Bâle, Zurich et Francfort-Darmstadt que par des correspondances privées. Willermoz lui-même envisageait d’ajouter au système des Grands Profès « un autre ainsi qu’il me paraît possible », pourvu qu’on en eût assuré les moyens[60]. Le Collège Métropolitain National de la GLTSO cite la même lettre. Il y voit Willermoz « rejetant par la même [sic] l’idée d’un troisième grade »[61]. La lettre dit l’inverse : Willermoz y juge possible d’en joindre « un autre ». Reste la lettre du 12/19 octobre 1781, où Willermoz parle de « deux instructions secrètes »[62]. Elle décrit ce qui existait en 1781. Elle ne mentionne pas, et pour cause, ce qui fut élaboré en 1816.

3.2 : La lettre du 16 février 1817 : Salzmann a « encore reçu » à Lyon

C’est la pièce maîtresse des Héritiers contre le grade de Salzmann. Cette lettre mérite d’être lue en entier. Salzmann y écrit d’abord : « Il est vrai que j’ai obtenu les communications. J’en ai encore reçu à mon dernier voyage de Lyon »[63]. Il reconnaît donc avoir reçu de Willermoz, à Lyon, des communications qui s’ajoutaient aux précédentes. Il ajoute qu’il n’a « pas le pouvoir de conférer les grades ». Avoir reçu et être en état de conférer sont deux choses. Willermoz le précise en 1807 : « parmi ceux qui la reçoivent d’une manière suffisante à leur instruction personnelle, il y en a bien peu qui deviennent en état de la vouloir distribuer aux autres comme il faut »[64]. La formule d’engagement que citent les Héritiers interdit de rien communiquer « sans y être régulièrement autorisé »[65]. Son « je l’aurais et je ne m’en servirais pas » est le langage d’un dépositaire tenu à la discrétion. Par-contre, il exercera la possibilité de recevoir des Grands Profès Réau ✠ dès novembre 1816. Le 13 août 1817, à l’issue du second Convent de Wilhelmsbad, il remet avec Türckheim la dernière communication de la classe secrète aux trois princes de Hesse-Darmstadt, Christian, Louis et Louis Georges Charles (4.4). En août 1818, c’est lui qui ordonne Heinrich Lavater (2.2). La lettre ne décrit donc pas Salzmann avant sa réception. Elle montre la réserve qu’il observa ensuite.

3.3 : Le profil spirituel de Salzmann et la « fenêtre » de moins de deux ans

Les Héritiers jugent invraisemblable qu’un lecteur de Boehme, de Fénelon et de Mme Guyon ait reçu un grade terminal. Ils citent sa propre définition : « la science divine […] agit dans l’intérieur et par des voies secrètes et toutes spirituelles »[66]. Cette définition convient précisément à une classe secrète. Quant à la « fenêtre » de moins de deux ans, une transmission se mesure à l’acte et non à la durée. Les réserves de Salzmann sur les Zurichois furent d’ailleurs levées : le futur collège de Zurich fut rattaché à celui de Strasbourg avec son accord[67]. Enfin, Salzmann n’avait pas « cessé toute activité » à l’été 1818[68]. Le 4 septembre 1818, un mois après l’ordination de Heinrich Lavater, Salzmann écrit à Willermoz, son « chérissime frère et puissant Maître ». Il lui dit que « tous sont convaincus que la doctrine du Régime Rectifié » est l’unicum necessarium[69].

L’attestation de 1816, disent-ils, « n’est connue que par les “sources du dépôt de la Grande Profession” »[70]. Elle a pourtant une trace publique, dans le dossier même qu’ils citent. Dans sa lettre à Türckheim du 16 février 1817, conservée au fonds Kloss (190 E 37), Salzmann écrit avoir « encore reçu » des communications « à [son] dernier voyage de Lyon ». Ce voyage est celui de septembre 1816. L’attestation elle-même relève du dépôt doctrinal, comme l’acte de 1960 (5.3). Elle se reçoit et ne se produit pas.

 

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IV — Genève : la qualité de l’officiant et la portée de la patente

4.1 : Zurich et Genève jugés selon la même règle : la réception personnelle

Les Héritiers rappellent que les Grands Profès de Bâle et de Zurich eurent d’abord connaissance des instructions par copies. Ils évoquent aussi les réserves que Salzmann exprima à leur sujet[71]. Ils omettent la suite. Les copies furent renvoyées à Strasbourg, collationnées sur l’original et certifiées contre un engagement écrit[72]. Le futur collège zurichois fut rattaché à celui de Strasbourg[73]. Surtout, la chaîne zurichoise ne passe pas par ces copies. Elle passe par des réceptions personnelles : celle de Diethelm Lavater à Strasbourg (2.1) et l’ordination de Grand Profès Réau ✠ de Heinrich Lavater par Salzmann en août 1818 (2.2). La copie servait le dépôt. C’est la réception qui faisait le Grand Profès.

Tout tient donc à la qualité de celui qui transmet. Celui qui prépara les Genevois, Louis de Raimond, faut-il le rappeler, n’était que Profès (4.2).

Les Héritiers invoquent aussi une objection de Salzmann à propos des Suisses. Selon lui, « l’autorisation en la matière aurait dû être accordée par le Collège Métropolitain de Lyon »[74]. Cette objection établit l’inverse de ce qu’ils en tirent. En 1817 et 1818, Willermoz vivait. Il avait reçu Salzmann Réau-Croix le 5 septembre 1816. Tous deux avaient élaboré le rituel du Grand Profès Réau ✠, achevé le 22 septembre. Salzmann était devenu son homme de confiance le plus proche (3.3). C’est par lui que l’autorité de Lyon s’exerçait à Strasbourg. Le décret « du Collège Métropolitain de Lyon et Strasbourg » que citent les Héritiers[75] montre les deux collèges agissant ensemble. Salzmann mit une condition à son accord : que les collèges suisses relèvent de Strasbourg[76]. Elle fut remplie. En 1830, au contraire, Willermoz était mort depuis six ans et Salzmann depuis neuf. L’acte de Pont constate lui-même « l’inaction et la suspension indéfinie » du Collège de Lyon[77]. Au regard du critère de Salzmann, c’est la filiation genevoise qui fait défaut.

4.2 : Louis de Raimond (a Garba) : ce qu’il était, ce qu’il pouvait transmettre

Les Genevois furent préparés par Louis de Raimond, a Garba. Ce qu’il avait reçu décide de ce qu’il pouvait leur transmettre.

Louis de Raimond fut reçu au premier grade de la Profession par Jean de Türckheim le 10 avril 1810. Le Collège de Strasbourg n’avait pas encore repris son activité. Türckheim agissait seul et n’en avertit pas Willermoz. Ni l’un ni l’autre n’en fait état dans leurs lettres à Willermoz des 27 avril et 23 mai 1810. Le 25 mai 1810, Türckheim écrit à Willermoz, et de Raimond fait lui-même suivre la lettre. Türckheim y tait cette réception, mais il en avoue la portée. Il espère que « M. de Raymond […] aura été initié par vous dans la Grande Profession & sera en mesure de la communiquer à quelques Bâlois »[78]. De Raimond n’était donc que Profès, et Türckheim demandait à Willermoz de le recevoir Grand Profès. C’est ce même de Raimond qui installa l’Union des Cœurs de Genève, le 23 août 1811. Le Directoire de Besançon avait constitué cette loge au Régime rectifié le 24 octobre 1810, sous les auspices de Cambacérès[79]. De Raimond reçut la même année neuf Frères genevois au grade de Profès.

Les Héritiers tiennent de Raimond pour un acteur légitime. Ils avancent trois arguments. Il était chancelier provincial. Il aurait instruit avec Salzmann les Frères de Bâle en 1811. Türckheim écrivit en août 1818 que Willermoz « est dans l’erreur » sur les Genevois[80]. Aucun ne tient. Une chancellerie est une charge administrative : elle ne donne pas le pouvoir de transmettre. À Bâle, ce n’est pas de Raimond qui transmit, c’est Salzmann. Burckhardt l’écrit en 1813 : « a Garba n’avait pas le pouvoir de la communiquer ; c’est pourquoi Hedera vint ici » (2.2). Ce pouvoir qui lui manquait à Bâle, il ne l’avait pas davantage à Genève. Quant au jugement de Türckheim en 1818, il ne confère à de Raimond aucun titre rétroactif. Türckheim dut d’ailleurs venir à Genève en 1819 « pour instruire les frères préparés par de Raimond »[81]. On n’instruit pas ce qui a été régulièrement transmis. Türckheim n’est pas invoqué de deux manières contradictoires. En 1810, il reçoit seul et à l’insu de Willermoz. En 1817, il agit au nom du Collège de Strasbourg reconstitué, avec Salzmann.

De Raimond dit d’ailleurs lui-même ce qu’il était devenu. Le 26 décembre 1817, de retour d’une « mission à Genève », il écrit à Pont :

« Il faut que vous sachiez que je ne tiens plus à l’Ordre que par son crédo, que je le crois très parfaitement inutile à des catholiques petits ou grands ; mais j’ai pensé que l’intérêt que prenaient des Luthériens, des Calvinistes, pouvait servir à les ramener au giron de la Mère avec la grâce de Dieu. »[82]

Il raconte avoir « attaqué vigoureusement » les Frères genevois pour les ramener au catholicisme. Il a trouvé Salzmann « raide comme une barre ». Le Collège de Strasbourg le tenait à l’écart[83]. Tel était celui qui prépara les Genevois : détaché de l’Ordre, en mission de conversion, tenu à distance par les Grands Profès. La pièce est au fonds de Lyon, où les Héritiers puisent leurs sources.

Les Héritiers rappellent eux-mêmes le dossier de 1826-1828. Le 21 mars 1826, écrivent-ils, le Comité provincial décide, « à la demande de son chancelier de Raimond », « de confier ses archives à la loge de Zurich ». Le 2 août 1828, il « remet ses archives à la loge de Zurich »[84]. Ils reconnaissent aussi que « le mémoire a raison de dire que 1828 est une garde et non une cession de souveraineté »[85]. Sur ce point, les Héritiers nous donnent donc raison, sans en tirer la conséquence : la garde des archives de la Ve Province fut confiée à Zurich. Le rôle de de Raimond n’y change rien. La décision fut celle du Comité provincial, avec l’assentiment de son Administrateur. Mettre des archives à l’abri est un acte d’administration. Ce n’est pas une transmission. Pour la Profession comme pour la Grande Profession, de Raimond n’a jamais été légitime.

4.3 : Le Directoire de Besançon

Les réceptions faites à Genève en 1811 ne sont pas valables. De Raimond les fit au nom du Directoire de Besançon, que Willermoz ne reconnaissait pas. Willermoz l’écrit en novembre 1810 :

« Si le Chapitre de Besançon que je ne puis me résoudre à nommer Bourgogne […] veut aller tout seul […], et plier la tête sous le joug, on le laisse faire. »[86]

Les Héritiers avancent deux arguments pour sauver ces réceptions. Aucun ne tient.

Selon le premier, la lettre de novembre 1810 serait non datée, tirée d’un fonds privé, et ne viserait que l’alliance avec le Grand Orient[87]. Cette alliance est précisément la situation de 1811. La loge de Besançon dont relevait de Raimond était alors rattachée au Grand Orient de France. Cambacérès en était le Grand Maître adjoint[88]. Les Genevois furent donc reçus au nom d’un Directoire soumis à une puissance étrangère au Régime. La lettre n’est d’ailleurs pas isolée. De 1805 à 1810, Willermoz dit à plusieurs reprises ce qu’il pense des Frères de Besançon.

Selon le second, Besançon concourut en 1816 au retour du siège directorial à Strasbourg, et le même Comité organisa le dépôt de 1828.[89] La réconciliation de 1816 vaut pour l’avenir. Elle ne régularise pas après coup les actes de 1811. Quant au Comité de 1828, l’invoquer revient à confirmer ce qu’il décida : confier la garde des archives à Zurich.

La règle était connue de tous. Le 6 juillet 1805, Willermoz écrit à Achard : « c’est le Directoire provincial qui établit les Régences et rien de plus »[90]. Le Code des règlements généraux de l’Ordre dit de même[91]. Les Frères de Besançon se constituent pourtant d’eux-mêmes en Commanderie en 1804. En 1805, le Grand Orient les connaît encore comme un chapitre de Rose-Croix du rit français[92]. En janvier 1808, ils s’établissent en Directoire de Bourgogne. Le 13 mars, ils transfèrent à Besançon le chef-lieu de la Province, qu’ils disaient éteinte. Willermoz exerçait pourtant à Lyon ses fonctions de Grand Chancelier, et Salzmann demeurait à Strasbourg. Les commissaires du Grand Orient, Daniel Lajard et Fesquet, le relèvent eux-mêmes : les Chevaliers de Besançon « n’ont pas pu transporter par leur seule autorité le Chef-lieu de la Province de Strasbourg à Besançon »[93].

Willermoz n’apprend ces actes que le 23 avril 1808, par Bacon de la Chevalerie[94]. Il lui répond le 30 mai : tout ce que font les Frères de Besançon « était nul de plein droit et resterait méconnu »[95]. En juillet, il écrit aux Frères d’Aix qu’ils n’ont « point en eux-mêmes d’existence légale dans l’Ordre intérieur »[96]. Le 20 juillet, il demande à Daniel Lajard de ne leur délivrer « ni en totalité, ni aucune partie des choses rectifiées qui leur manquent »[97]. Le 18 août, il écrit à de Raimond lui-même : la translation du chef-lieu est « absolument inadmissible »[98]. En novembre 1810, il tient encore pour « à peu près nulle » la réception de Debry comme Maître provincial, faute d’aveu du Collège métropolitain[99].

Les lettres de 1808 sont conservées au fonds Willermoz de la Bibliothèque municipale de Lyon. Leurs cotes sont données en note. La Ve Province détient les autres. Elle n’en donne pas copie ici et les garde pour la suite, selon la réponse que les Héritiers voudront faire.

L’examen soutient aussi que Willermoz ne dit pas nuls les actes du chancelier provincial. Willermoz les a pourtant déclarés nuls de plein droit dès le 30 mai 1808. Jean-Marc Vivenza l’admet dans son Histoire du Régime écossais rectifié. Willermoz, écrit-il, « jugea l’attitude des Bourguignons illégale et fautive ». Sa réaction était « absolument légitime et cohérente au regard des principes du Régime ».[100] En novembre 1810, Willermoz écrit encore que « les vues et les principes de Besançon, ne sont pas en tout et n’ont jamais été les mêmes de ceux de Lyon et de Montpellier »[101]. Les Héritiers posent eux-mêmes la distinction entre la Province et le Collège (4.6). Sans le Collège métropolitain, rien n’était acquis.

4.4 : L’acte de 1830 : une autorisation de travailler, pas de patente ni de transmission

Les Héritiers relèvent deux faits. Le 30 juillet 1825, de Raimond désigne Pont comme l’interlocuteur pour « la suite des affaires de l’Ordre ». L’acte de 1830 vise les articles 22 à 25 des Statuts[102]. Aucun de ces deux faits ne porte leur conclusion. Un chancelier provincial n’a pas qualité pour désigner le représentant d’un Collège (4.6). Viser des Statuts ne transmet pas ce qu’ils régissent. Le mémoire maintient donc le terme de « fiction statutaire ». Il ne conteste ni l’existence de l’acte ni son visa. Il constate qu’un acte présenté comme statutaire ne transmet rien. Pont autorise. Il ne transmet pas.

Ce que Pont donne à Genève doit être dit avec précision. Il est dépositaire des papiers d’un collège. Il n’en est pas l’autorité constituante et ne peut délivrer de patente. L’acte se nomme lui-même « patente ou autorisation provisoire ». Il n’autorise à se constituer que « provisoirement, et jusqu’à légale révocation »[103]. Il ne confère aucun grade et ne relate aucune réception. Il ne communique aucune instruction et ne transfère aucune pièce. Il s’adresse à des Frères réunis, et non à un homme reçu par un autre. Or la transmission est personnelle : Willermoz veut qu’on y appelle « individuellement chacun ». Selon Authenticité, Willermoz garda « toujours la direction jusqu’au choix des personnes admises ». Les Genevois de 1830 ne furent pas choisis par lui. Pont les autorisa six ans après sa mort.[104] La lettre qui accompagne l’acte salue bien ses destinataires comme « Chevaliers et Grands Profès ». Mais donner un titre dans une lettre ne revient pas à recevoir quelqu’un dans un grade. Pour que les Genevois fussent Grands Profès, un Grand Profès régulier aurait dû les recevoir. Aucune pièce ne dit qui l’aurait fait.

Les Héritiers ajoutent que la Grande Profession ne relevait pas des Supérieurs de l’Ordre intérieur. Willermoz, écrivent-ils, « n’a d’ailleurs reconnu à Charles de Hesse qu’une autorité limitée […] et n’a pas siégé à Wilhelmsbad en 1817 »[105]. Du second Convent de Wilhelmsbad, ils ne retiennent que l’absence de Willermoz. Ce Convent fut réuni en août 1817 pour relever l’Ordre. L’historiographie rectifiée l’a presque ignoré. Ses actes ne furent pas archivés à Lyon, mais en Allemagne, au Danemark et en Suisse[106]. Ils sont aujourd’hui publiés. Le 2 août 1817, Türckheim est mandaté par le Grand Directoire de la Ve Province. Il demande que Charles de Hesse-Cassel soit reconnu « comme leur Grand Maître général et comme enseignant et maître dans le domaine scientifique ». Le procès-verbal précise que cette reconnaissance porte sur « les degrés supérieurs écossais […] et la partie scientifique de l’Ordre ». Les Frères s’engagent à ne communiquer « les grades supérieurs et Instructions […] qu’à quelques-uns qui seront appelés et jugés dignes par le […] Grand Maître Général »[107]. La classe secrète est donc placée sous le jugement du Grand Maître général. Le 13 août, à l’issue du Convent, Salzmann et Türckheim remettent la dernière communication de la classe secrète aux trois princes de Hesse-Darmstadt, membres du Collège de Strasbourg : Christian (Eq. a Cedro Libani), surnommé le « prince chrétien », Louis (Eq. a Leone armato) et Louis Georges Charles (Eq. a Leone aureo coronato). C’est le troisième grade de la Grande Profession, celui de Grand Profès Réau ✠. Charles de Hesse-Cassel ne le reçut jamais. Il était trop engagé dans son système de la Rotation des âmes[108].

Willermoz ne réserva pas son obédience. Il l’approuva. Le 21 avril 1818, il écrit à Charles de Hesse-Cassel qu’il a appris sa nomination de « Gd Mtre Gal de l’O. » avec « une grande satisfaction ». Il ajoute : « j’y ai applaudi de tout mon cœur, car c’est à V. A. S. seule que cette dignité peut appartenir »[109]. La seule réserve qu’il rapporte est politique. Dans la France de 1818, mieux valait ne pas se donner publiquement « un Chef Suprême Étranger ». Après sa mort, fin août 1824, le Collège de Strasbourg répond à Metzler. Seuls le Grand Maître général et son Député sont, selon lui, « habilités à intervenir » sur l’avenir de l’Ordre et le dépôt des archives lyonnaises[110].

L’« autorisation supérieure » avait donc des titulaires. C’est Pont lui-même qui la réclame. Il ne manque à la demande genevoise, écrit-il, « qu’une autorisation supérieure ». En 1832 et 1833, il attend encore « un ordre régulier de l’autorité supérieure »[111]. Il savait que, depuis Wilhelmsbad II, Charles de Hesse-Cassel était le plus haut dignitaire du Régime. Cet accord ne fut jamais donné. Il ne fut vraisemblablement jamais demandé. En 1833 encore, Charles de Hesse-Cassel découvrait par Molitor l’existence même d’un Chapitre genevois. Molitor confirmait que les Genevois n’avaient rien obtenu[112]. Molitor parle d’un chapitre, corps de l’Ordre intérieur. Il ne parle pas d’un Collège de Grands Profès. Trois ans après l’acte de 1830, personne au sommet de l’Ordre ne connaît donc de collège de la Grande Profession à Genève. Si l’autorité était le Collège de Lyon, l’acte lui-même constate son « inaction » et sa « suspension indéfinie ». Un dépositaire de papiers n’est pas un collège.

4.5 : Le dépôt est resté à Lyon

Les Héritiers reconnaissent que les archives de Willermoz « sont restées dans la famille puis entrées à la Bibliothèque de Lyon ». Ils répondent que « la transmission d’un collège n’est pas une remise de papiers »[113]. C’est le principe même de la Ve Province, et il se retourne contre eux. Si Genève n’a reçu ni les papiers ni une réception, il ne lui reste rien qui relève de la Grande Profession. C’est d’ailleurs à Lyon qu’ils vont chercher leurs propres pièces : les Statuts, les lettres de Türckheim de 1818, celle de Willermoz de 1821[114]. Le dépôt dont Pont avait la garde n’a jamais quitté Lyon. Le Collège Métropolitain National de la GLTSO affirme pourtant que la Grande Profession fut « transmise à Genève avec les archives de la Province d’Auvergne par Joseph-Antoine Pont, selon des dispositions arrêtées par J.-B. Willermoz lui-même »[115]. Ce texte ne cite aucune pièce. Les Héritiers reconnaissent que ces archives sont restées à Lyon. Pont attendait encore en 1833 l’autorisation qui lui manquait (4.4). Les deux textes ne peuvent être vrais ensemble. Genève n’a reçu qu’une autorisation provisoire de travailler le Régime Rectifié. Elle est sans portée pour la Grande Profession.

Reste l’autorité exercée par Genève au XIXe siècle : Gastebois en 1832, Aubanel en 1839, la Préfecture de Genève en 1887, Blitz en 1899-1900, Rochat en 1935[116]. Exercer une autorité n’est pas la détenir. La durée d’un usage ne le rend pas régulier.

4.6 : Province et Collège : une distinction que les Héritiers posent, puis n’appliquent pas

Les Héritiers posent eux-mêmes une distinction essentielle. Le collège de Strasbourg « relevait du Collège métropolitain de Lyon et non du Comité provincial »[117]. Et « la classe secrète a son autorité propre, le Collège métropolitain de Lyon, et ses propres statuts »[118]. La Province gouverne l’Ordre intérieur, ses Préfectures, ses chapitres et ses archives. Le Collège garde la Grande Profession et en règle seul la transmission. Jean-Marc Vivenza l’écrit lui-même : la Profession « n’a nullement autorité pour ériger une juridiction »[119].

Cette distinction est juste, mais ils ne l’appliquent pas jusqu’au bout. Pour savoir qui représente le Collège après 1824, ils s’en remettent au chancelier provincial[120]. Celui-ci n’a pas qualité pour cela. Ils font du Grand Prieuré d’Helvétie le « dépositaire institutionnel » qui « continue à Genève »[121]. Ils concluent que « tout revient au Grand Prieuré »[122]. Mais la succession d’un Grand Prieuré, même continue, ne transmet rien de la Grande Profession. Ils invoquent pour Genève des actes de l’Ordre intérieur : réédifier un Directoire, armer des Chevaliers, installer une Préfecture. Ils appellent « patente de la Grande Profession »[123] un acte qui autorise à se constituer « en collège régulier et chapitre provincial »[124]. Si cet acte relève du Collège, il ne pouvait constituer un chapitre provincial. S’il relève de la Province, il ne transmettait rien de la Grande Profession. Ils lisent enfin la patente de 1935, acte de l’Ordre intérieur, comme l’exécution de l’obligation de 1828.

Appliquée jusqu’au bout, leur distinction confirme celle du mémoire. La transmission de 1816-1818 relève du Collège. La garde de 1828 relève de la Province (2.3). Si la classe secrète a son autorité propre, aucune succession provinciale, prieurale ou préfectorale ne peut en tenir lieu. Il ne reste que des réceptions, d’homme à homme. La filiation genevoise n’en produit aucune.

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V — De 1885 à 1960, et au-delà

5.1 : Deux rappels sans portée

Les Héritiers rappellent que le Grand Prieuré des Gaules avait été constitué en 1935 par patente genevoise. C’est à lui qu’ils attribuent le bénéfice de 1960. Ils mentionnent aussi Jean Baylot, pour qui Genève était « devenu le Sanctuaire du Rite »[125]. Ces faits ne portent pas la conclusion qu’ils en tirent (5.3). Des archives gardées dans une loge bleue ne font pas, disent-ils encore, une chaîne d’initiés. Le mémoire ne l’a jamais soutenu. Il fait passer la chaîne par des personnes.

5.2 : Trois affirmations à reprendre

La première est sans source : le collège zurichois où Jean Baylot fut reçu en 1958 serait « une création du XXe siècle »[126]. Aucune pièce n’est citée. Leur cosignataire dit le contraire. Selon Jean-Marc Vivenza, un Collège « maintenait secrètement son existence » à Zurich après 1885. C’est dans ce Collège que Baylot fut reçu en 1958 (2.1).

La deuxième est mal attribuée. Voici la phrase prêtée à Jean Baylot : « Genève possédant directement les droits et privilèges d’Auvergne, et, par l’intermédiaire de Zurich, les archives et les droits de la Bourgogne »[127]. Elle ne figure pas sous cette forme dans l’ouvrage cité. Cet ouvrage ne parle ni de la réception de Baylot à Zurich ni de la Grande Profession. La source est ailleurs. Les Éclaircissements de Jean-Marc Vivenza citent la même phrase. Ils la rapportent au « Fonds Ribaucourt », et non à Baylot, et qualifient eux-mêmes ce fonds d’« archives privées »[128]. L’examen l’a fondue avec la phrase de Baylot citée juste après. Ceux qui reprochent au mémoire ses archives privées fondent ainsi l’une de leurs pièces sur un fonds privé.

Baylot rapporte en réalité la thèse que Genève soutenait sur elle-même. La patente genevoise de 1910 évoque la remise, le 2 août 1828, des pouvoirs du Chapitre de Bourgogne au Grand Prieuré d’Helvétie. Le Directoire suisse rappelle que l’Ordre « avait cessé en France en 1830 et remis ses pouvoirs à la Suisse »[129]. Mais la convention de 1828 ne remet pas des pouvoirs. Elle confie une garde. Cette garde fut exercée à Zurich, siège du Grand Prieuré cette année-là, et non à Genève (2.3). Les Héritiers l’écrivent eux-mêmes d’après Montchal[130]. Ils ont lu Baylot trop vite. Baylot rapporte lui-même qu’un Grand Prieur des Gaules réclama en vain les archives des anciens Directoires. La loge de Zurich refusait de les restituer. Le dépôt de 1828 demeurait donc à Zurich. Quant à « Genève, devenu le sanctuaire du Rite », l’expression désigne le siège de la Chancellerie. Baylot l’emploie à propos de la remise d’une charte à la province italienne. Encore une fois, il faut citer la déclaration en entier et la remettre dans son contexte.

La troisième concerne les dirigeants du Grand Prieuré des Gaules « membres du collège de Genève ». Une réception postérieure à 1960 ne dit rien de 1958-1960. Jean-Marc Vivenza affirme d’ailleurs l’inverse dans ses Éclaircissements. Moiroux, Wast et Granger auraient été reçus par Jean Baylot lui-même, en 1960, avec l’accord de Zurich et de Genève[131]. Jean-Marc Vivenza ne cite aucune pièce. Pour Jean Granger, la date est connue. Il fut reçu au collège de Genève le 5 octobre 1968, en même temps qu’Arnold Heusser et Jean-Pierre Lehr.[132] C’est bien une réception postérieure à 1960, et non une réception par Jean Baylot en 1960. Les deux versions des Héritiers se contredisent, et aucune n’est sourcée.

5.3 : Les questions que l’examen ne pose pas

Les Héritiers admettent que Jean Baylot fut reçu à Zurich en 1958. Ils n’en tirent aucune conséquence. Si Genève détenait tout, pourquoi un dignitaire d’une juridiction constituée par Genève alla-t-il recevoir à Zurich ce que Genève pouvait lui donner ?

La réponse tient à la nature de la transmission. En 1958, Jean Baylot fut reçu seul au Collège de Zurich. Le Grand Prieuré des Gaules ne le fut pas, et Baylot n’en était d’ailleurs pas le Grand Maître[133]. L’origine genevoise de cette juridiction ne qualifie pas ce qu’il reçut personnellement. Les Héritiers disent que le bénéficiaire de 1960 était « une émanation de Genève »[134]. Ils se trompent d’objet. Une patente constitue une juridiction. Elle ne transmet pas la Grande Profession. Une réception transmet la Grande Profession. Elle ne constitue pas une juridiction. Baylot transmit ensuite de la même manière, à un cercle très restreint de Frères, vers d’autres Orients que le Grand Prieuré des Gaules. Aucun membre de celui-ci ne peut aujourd’hui s’en réclamer.

Pour les Héritiers, Savoire en 1935 et Baylot en 1960 auraient compris le réveil français « comme l’exécution de l’obligation de restitution, par l’intermédiaire du Grand Prieuré d’Helvétie »[135]. Savoire écrivait autre chose. Selon lui, le réveil fut fait « en exécution de la décision prise en 1828 par le Directoire de la Vème Province de Neustrie [sic] déléguant à la dernière de ses préfectures, dite de Zurich, ses archives, prérogatives, droits, etc., avec mission de les conserver jusqu’au jour où le réveil du Rectifié pourrait s’effectuer en France et lui permettrait de s’en dessaisir »[136]. La garde était à Zurich. C’est à Zurich qu’il appartenait de s’en dessaisir. Une patente genevoise ne pouvait restituer un dépôt que Genève ne détenait pas. Zurich ne le fit pas en 1935. Il le fit en 1960.

Les Héritiers objectent que l’acte de 1960 « n’est connu que par la note 11 : fonds privé »[137]. C’est voulu. Cet acte n’est pas une pièce d’archives à verser à un débat d’historiens. Il fait partie du dépôt doctrinal que Jean Baylot a continué de faire vivre en France à partir de cette date. Il se reçoit et ne se montre pas (6.3).

Leur chronologie s’arrête en 1960. Ils relèvent qu’aucun maillon zurichois n’est nommé entre 1819 et 1958[138]. Leur propre critère s’applique pourtant à la filiation qu’ils défendent. Le collège de Grands Profès du Grand Prieuré des Gaules a été constitué après 1960 par Daniel Fontaine. Il doit pouvoir être rapporté à l’acte qui le fonde. De qui Daniel Fontaine a-t-il reçu la Grande Profession ? Quand ? En vertu de quel pouvoir de la transmettre ?

Pour la Ve Province, les noms et les dates de réception relèvent de la discipline de la Grande Profession. Baylot lui-même n’a transmis qu’à un cercle très restreint, sans liste publique. Un collège garde par devers lui les pièces de ses séances. Elles n’entrent dans un fonds public que lorsqu’il s’éteint. C’est le cas de Francfort-Darmstadt, dont les papiers sont au fonds Kloss. Si ces pièces manquent dans les bibliothèques, c’est qu’elles n’ont pas été versées. Cela ne prouve pas que le collège n’a pas existé.

La Ve Province ne proposera pas d’échanger les chaînes de transmission. Aucune réciprocité n’est possible entre une transmission régulière et des dépôts dont ni la légitimité ni la régularité ne sont établies. Qui exige les pièces d’autrui doit pourtant produire les siennes. Les Héritiers n’ont produit aucune pièce de leur filiation. On ne leur demandera pas leurs pièces doctrinales. Mais certains d’entre eux proclament avoir été reçus au Grand Prieuré Indépendant d’Helvétie. C’est un fait public.

Ce fait, ils ne peuvent l’établir. Aucun des signataires n’a été reçu ni reconnu par le Grand Prieuré Indépendant d’Helvétie. Ses membres sont issus de la Grande Loge Suisse Alpina, reconnue par la Grande Loge Unie d’Angleterre. Il ne reconnaît dans le monde que des Prieurés dont les membres sont issus de Grandes Loges reconnues par celle-ci. Ce n’est pas le cas des juridictions que les Héritiers dirigent ou fréquentent. La Ve Province, elle, ne se réclame pas de Genève et n’a pas à en être reconnue. Le Grand Prieuré issu de Genève ne détient pas ce qu’elle a reçu de Zurich. Les Héritiers se réclament au contraire d’une reconnaissance qu’ils n’ont pas.

5.4 : Le collège de Jean Baylot selon les Éclaircissements

Dans ses Éclaircissements, Jean-Marc Vivenza va plus loin que l’examen. Lors du Convent de Paris de 1960, Jean Baylot aurait été « installé comme Président d’un Collège Métropolitain qui se mit à fonctionner au sein du Grand Prieuré des Gaules ».[139] C’est dans ce collège que Jean-Marc Vivenza place les réceptions de Moiroux, Wast et Granger (5.2). Cette affirmation ne repose sur aucune pièce. Les notes qui l’entourent renvoient à la Constitution de 1958 et à l’Histoire de Baylot pour d’autres points. Aucune ne porte sur ce collège. L’ouvrage de Baylot ne parle d’ailleurs ni de sa réception à Zurich ni de la Grande Profession (5.2).

Il ajoute que Baylot restaura, « en sa qualité de Grand Maître National et Grand Prieur du Grand Prieuré des Gaules, les prérogatives de la Ve Province de Bourgogne ».[140] Aucun acte ni aucune date n’est cité. Baylot ne devint Grand Maître du Grand Prieuré des Gaules qu’en 1973. Les pièces qu’il cite disent d’ailleurs autre chose. En 1979, Jean Granger rend hommage à Baylot pour avoir rendu au Grand Prieuré des Gaules la place des IIe et IIIe Provinces.[141] La Ve Province n’y figure pas. Baylot lui-même rapporte qu’en 1935 Savoire remit au Grand Prieur Rochat l’écusson de la Ve Province, « afin que celle-ci devienne, définitivement et sans contestation possible, l’apanage du Grand Prieuré d’Helvétie ». Le Grand Prieuré des Gaules se plaçait sous l’égide de la IIe Province.[142] Les citations de Jean-Marc Vivenza placent donc elles-mêmes la Ve Province hors du Grand Prieuré des Gaules.

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VI — La méthode et la vérification

6.1 : Des pièces publiées en fac-similé

Le mémoire renverrait à un fonds que le lecteur ne peut consulter[143]. Ce principe vaut pour les pièces historiques. Il ne vaut pas pour les pièces doctrinales, qui se reçoivent (6.2, 6.3). Pour les pièces historiques, le constat est inexact. Elles sont en très grande partie reproduites en fac-similé dans les publications de la Ve Province, aux Éditions Modestia et dans les Cahiers Libertate. Les Héritiers citent eux-mêmes le hors-série des Éditions Modestia. Ils pouvaient y voir les pièces qu’ils disent inaccessibles. Le Collège Métropolitain National de la GLTSO juge que ce fonds, « supposé inédit », « demande un travail de recensement avec les fonds existants »[144]. C’est précisément pour permettre ce travail qu’il est publié. Qu’ils acquièrent ces ouvrages et les étudient. Ils y trouveront les sources qu’ils demandent. Ils y trouveront aussi celles qu’apporte la présente réponse : le procès-verbal de Wilhelmsbad II, la lettre de Willermoz du 21 avril 1818 et celle de de Raimond du 26 décembre 1817.

L’accusé de réception de Zurich (1828) et le courrier du 16 septembre 1829 sont des archives administratives de l’Ordre. Il en va de même des lettres de Willermoz sur Besançon et Strasbourg (1805-1810) qui ne figurent pas au fonds de Lyon, et du témoignage des dignitaires de Bourgogne. Ces archives se communiquent aux membres de l’Ordre. Elles seront mises à la disposition des Héritiers dès qu’ils se seront régularisés auprès de la Ve Province. Elles ne sont d’ailleurs pas nécessaires pour vérifier la présente réponse : chacun de ses arguments repose sur des pièces publiées. Vérifier cette réponse n’exige aucune adhésion. Seuls l’accès aux archives de l’Ordre et la réception du dépôt doctrinal la supposent, comme dans tout Ordre.

6.2 : Des historiens face à une transmission

Les Héritiers raisonnent en historiens, et non en dépositaires d’une transmission. Ils veulent lire ce qui, dans l’Ordre, ne se lit qu’après avoir été reçu. Ne pouvant y accéder par la réception, ils le réclament par sommation. Ils tiennent ensuite son absence pour la preuve de son inexistence. La Ve Province leur répond sur ce terrain parce qu’ils l’ont choisi. Mais la transmission ne s’y réduit pas, et leur propre source, la lettre de Willermoz de 1807, le leur rappelle (6.3). L’injure ne donne pas accès à de telles pièces. La voie qui y conduit est celle de la réception régulière. Elle leur est ouverte comme à tous (IX).

On peut comparer la situation à celle d’un musée qui garde un trésor. Le visiteur obtient d’abord le droit d’entrée et parcourt les salles ouvertes. Pour la salle du trésor, il demande l’accès aux gardiens. Les ouvrages publiés sont les salles ouvertes à tous. Les pièces doctrinales sont la salle dont les gardiens ont la clef. Les Héritiers réclament la seconde sans avoir visité les premières. Ils n’en demandent pas l’accès à ceux qui en ont la garde. La Ve Province ne se dit pas héritière. Elle se veut dépositaire, au sens de Willermoz : elle garde ce qu’elle a reçu et le transmet à ceux que l’on y appelle.

6.3 : Le serment, la formule de Maharba et la terminologie

Les Héritiers réduisent la classe secrète à des « instructions écrites », sur la foi de la lettre de Willermoz du 1er septembre 1807[145]. Voici la phrase entière :

« La septième et dernière classe qui complète le Régime Rectifié et doit rester ignorée des six précédentes jusqu’à ce qu’on y appelle individuellement chacun de ceux qui sont jugés propres à y entrer, est une initiation particulière qui consiste en diverses instructions écrites dans lesquelles on développe les principes et les bases fondamentales de l’Ordre […], mais cette initiation toute lumineuse qu’elle est, reste imparfaite, insuffisante, peut même occasionner des erreurs par les fausses interprétations auxquelles on se livre trop souvent, si elle n’est pas accompagnée d’autres instructions explicatives qui n’étant point écrites ne se donnent que verbalement par ceux qui, par de longs travaux et méditations sont parvenus en état de les distribuer à chacun convenablement, selon ses besoins, son aptitude et dans la juste mesure qui lui est nécessaire. Elles ont été transmises de tems immémorial par une tradition orale qui a traversé les siècles. »[146]

La classe secrète est donc « une initiation particulière ». Cette initiation reste « imparfaite, insuffisante » sans les instructions orales, qui ne se donnent que « verbalement ». On y appelle « individuellement » chacun. Réduire la transmission à « la conservation et l’étude d’une doctrine écrite » revient à garder le début de la phrase sans la suite.

Ce procédé porte un nom : la citation tronquée. En critique textuelle, on parle de troncation lorsqu’une citation est réduite au point de dire autre chose que sa source. La phrase de Willermoz est coupée en son milieu. Sa fin, qui en donne le sens, n’est pas citée. La pièce paraît alors dire l’inverse de ce qu’elle dit. Le procédé n’est pas isolé. La même coupure, au même endroit, se lit dans les Éclaircissements de Jean-Marc Vivenza[147]. Le site du Directoire National Rectifié de France écrit même qu’on est reçu dans la classe secrète « dans un cadre défini, et non pas lors d’une réception individuelle »[148]. C’est le contraire de l’« individuellement chacun » de la même lettre. Le Collège Métropolitain National de la GLTSO y voit au contraire « une expérience individuelle »[149]. Une démonstration qui prétend s’en tenir aux pièces ne peut pas les amputer. Les Héritiers reprochent au mémoire de lire les sources « à contre-emploi »[150]. Le reproche s’applique ici à eux. D’autres pièces sont aussi lues à contresens. La lettre de Willermoz de 1781 est lue comme rejetant un troisième grade, alors qu’elle en envisage « un autre » (3.1). La phrase prêtée à Baylot est tirée d’un fonds privé et fondue avec une autre (5.2). Savoire est cité à l’appui d’une restitution par Genève, alors qu’il plaçait la garde à Zurich (5.3).

Littera enim occidit, Spiritus autem vivificat — « La lettre tue, mais l’Esprit vivifie » (2 Co 3, 6).

 

La formule d’engagement de la Grande Profession, qu’ils citent, va dans le même sens. C’est un serment, qui interdit de rien communiquer « sans y être régulièrement autorisé »[151]. On ne prête pas serment pour lire un livre. L’analogie avec l’ordination épiscopale n’est qu’une analogie. René Guénon n’est pas la source du principe : il en donne seulement une formulation générale. Le principe est chez Willermoz, dans les Statuts auxquels les Héritiers font référence. Il est aussi chez Salzmann, venu en personne à Bâle transmettre sous serment ce que de Raimond ne pouvait communiquer.

Reste la formule de Maharba : la classe secrète n’impliquerait « ni initiation cérémonielle ni nouvelle décoration »[152]. Maharba est Robert Amadou. Il fut reçu au Collège de Genève en 1969, dans les deux premiers grades seulement. Il décrit ce qu’il y a reçu, une communication sans cérémonie. Il ne pouvait décrire davantage. Faute du dépôt complet, Genève ne connaissait pas la cérémonie du troisième grade, celle du Grand Profès Réau ✠ (mémoire, 2.6). Qui n’a reçu que deux grades ne connaît pas le troisième. Sa formule dit les limites de ce que Genève pouvait transmettre. Elle ne définit pas la Grande Profession. Elle n’est pas non plus de Willermoz, qui parle d’« une initiation particulière ».

Sur la terminologie, nul ne conteste que les Directoires aient été « écossais » dès le Code de 1778[153]. Mais les textes fondateurs parlent d’un Régime, et non d’un Rite. C’est pourquoi la Ve Province dit, avec eux, le Régime Rectifié.

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VII — Sur la lettre d’information

La lettre d’information dont il est question ici est celle que les Héritiers ont fait publier sous le titre « Lettre d’information sur les propos infondés d’une nouvelle Province rectifiée ». Elle ne doit pas être confondue avec la lettre d’information de la Ve Province qui accompagne la présente réponse. Elle résume l’examen en huit points, auxquels il vient d’être répondu. Elle ajoute trois affirmations.

La première fait de la Ve Province une Province « nouvellement créée ex nihilo »[154]. Aucune pièce n’est citée. La Ve Province de Bourgogne est l’une des plus anciennes de l’Ordre. L’inauguration de la Loge La Candeur à Strasbourg, le 2 septembre 1773, l’ouvre dans le cadre de la Stricte Observance. Son Grand Directoire provincial est constitué le même mois[155]. Elle est l’un des piliers de la réforme de Willermoz et de Türckheim, jusqu’aux Convents des Gaules (1778) et de Wilhelmsbad (1782). Les Héritiers l’invoquent d’ailleurs sans cesse : son Comité, son chancelier, son concordat de 1779, sa convention de 1828. La Ve Province a repris des travaux mis en sommeil en 1828. Elle l’a fait sur le fondement d’une convention qui en prévoyait la restitution. Un sommeil n’est pas une extinction. Jean-Marc Vivenza le reconnaît dans ses Éclaircissements. La Ve Province « resta pour un temps déposée au seul Grand Prieuré Indépendant d’Helvétie ». Jean-Marc Vivenza y voit « une source vivante », « par l’intermédiaire précisément de Jean Baylot, reçu en 1958 dans le Collège de Zurich »[156]. Le reproche surprend d’autant plus qu’il vient de juridictions dont certains dirigeants se présentent comme maîtres de plusieurs Provinces. Ils ne peuvent rapporter ce titre à aucune transmission.

La deuxième affirme que la filiation genevoise suivrait « sur pièces » une « préparation du transfert du dépôt de la Grande Profession entre Willermoz et Pont »[157]. Aucune pièce n’est citée. La seule pièce connue dit le contraire. Sollicité par les Genevois, Pont écrit à Willermoz neveu :

« Il me semble qu’ils sont fondés et qu’il ne manque à leur demande qu’une autorisation supérieure. Quel est votre avis, cher ami ? Je ne répondrai pas sans le connaître. Consultez-vous avec MM. vos frères. Pour moi je vous cède le dépôt, ou je le transmets à ceux-ci si vous n’avez rien de mieux à me proposer […]. »

Si Pont avait préparé ce transfert avec Willermoz, il n’aurait eu besoin ni de l’avis du neveu ni d’une autorisation supérieure. Cette autorisation ne vint jamais, et le dépôt resta à Lyon (4.5).

La troisième veut qu’un Collège « qui publie ses titres et offre la régularisation » se place « de lui-même hors de ce cadre »[158]. La Ve Province a répondu à ce grief en juillet 2026[159]. La discrétion de la Grande Profession porte sur la doctrine et sur l’identité des Frères appelés. Elle ne porte pas sur l’existence d’un Collège. Les Grands Prieurés issus de Genève publient eux aussi leurs titres. Ceux qui invoquent ce grief ne l’observent d’ailleurs pas. Le Collège Métropolitain National de la GLTSO pose que « l’identité de ses membres est tenue secrète ». Il salue pourtant « la publication complète des rituels »[160]. L’examen et les Éclaircissements de Jean-Marc Vivenza désignent publiquement comme Grands Profès des Frères nommés : Amadou, les Genevois de 1830, Blitz, Moiroux, Wast et Granger[161][162]. L’examen s’appuie aussi sur les rituels de la Grande Profession publiés par Renaissance Traditionnelle[163]. Les Héritiers n’appliquent donc pas à leurs propres textes le secret qu’ils opposent à la Ve Province. Quant à la régularisation, ce n’est ni une vente ni un débauchage. C’est une porte ouverte, que nul n’est tenu de franchir.

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VIII — Les imprécisions de Jean-Marc Vivenza dans les Éclaircissements

Les Éclaircissements de Jean-Marc Vivenza se présentent comme un « rappel historique ».[164] Ce texte contient des erreurs de dates, des affirmations que ses propres pièces contredisent et des rapprochements sans fondement. En voici le relevé.

8.1 : Des dates erronées

Jean-Marc Vivenza date Salzmann de 1744-1811.[165] Salzmann est né en 1749 et mort en 1821. À la même page, Jean-Marc Vivenza cite une lettre que Willermoz lui adressa en mai 1812. Sa bibliographie comprend pourtant l’ouvrage de J. Keller consacré à Salzmann.[166] L’erreur a une portée. Un Salzmann mort en 1811 n’aurait pas pu être reçu Réau-Croix en 1816 (3.1).

Jean-Marc Vivenza date Jean Baylot de 1912-1976.[167] Baylot est né en 1897. Antonin Wast aurait réveillé la IIIe Province d’Occitanie « exactement en 1974 », « alors Grand Maître et Grand Prieur du Grand Prieuré des Gaules ».[168] Jean-Marc Vivenza le fait pourtant mourir en 1973.[169] Baylot lui avait succédé à la Grande Maîtrise cette année-là.

8.2 : Des affirmations que ses propres pièces contredisent

Jean-Marc Vivenza présente Louis de Raimond comme « Grand Profès ».[170] En 1810, Türckheim espérait seulement qu’il aurait été initié par Willermoz « dans la Grande Profession » (4.2). Aucune pièce ne dit qu’il le fut.

Selon Jean-Marc Vivenza, Willermoz aurait « mandaté » Pont pour transmettre le dépôt à la Suisse. La Suisse aurait possédé un Collège « dont les noms sont renseignés dans le Registre de Genève ».[171] Aucune de ces deux affirmations n’est sourcée. Pont, sollicité par les Genevois, demandait encore l’avis du neveu de Willermoz. Il réclamait « une autorisation supérieure » (VII, 4.4).

Jean-Marc Vivenza reprend la formule de Maharba : Pont « accorde une charte » pour la constitution du Collège de Genève. « Tout ceci est parfaitement exact », ajoute-t-il.[172] L’acte qu’il reproduit à la page suivante dit autre chose. Pont y donne une « Patente ou autorisation provisoire », valable « provisoirement, et jusqu’à légale révocation ».[173] Une autorisation provisoire n’est pas une charte (4.4).

Selon lui, les archives de la Ve Province auraient été remises en 1828 « à la Préfecture de Bâle », qui les aurait ensuite déposées à Zurich.[174] La note qui accompagne ce passage dit autre chose. Le 2 août 1828, le Comité provincial remet ses archives « à la Loge de Zurich ».[175] Plus loin, Genève devient « détentrice […] des archives de la Ve Province ».[176] Onze pages plus loin, Jean-Marc Vivenza rapporte pourtant, d’après Montchal, que Zurich refusa de s’en dessaisir au profit de Genève (2.1, 2.3).

Jean-Marc Vivenza écrit aussi que, « jusqu’en 1935 la Préfecture de Genève conserva seule la transmission complète du Régime ».[177] Cinq pages plus haut, il atteste un Collège zurichois qui « maintenait secrètement son existence » (2.1).

Il demande enfin vers qui se tourna Ferdinand Gastebois en 1832 pour réédifier le Directoire de Neustrie. « La réponse est évidente : Genève ! »[178] La lettre qu’il cite répond pourtant à une démarche venue de Genève. Gastebois s’y réjouit de « votre fraternelle ouverture ». C’est Genève qui avait écrit la première.

8.3 : Des amalgames

Les Éclaircissements s’ouvrent sur Georges Lagrèze et Robert Ambelain. Jean-Marc Vivenza y dénonce la « Grande Profession » qu’Ambelain aurait créée « de toute pièce ».[179] Il vise ensuite, sans la nommer, « une Profession accompagnée d’une imaginaire dimension complémentaire “coën” ».[180] Le lecteur est ainsi invité à rapprocher la Ve Province d’Ambelain. Aucun nom n’est donné, aucune pièce n’est citée. Le texte de la GLTSO procède de même. Il s’ouvre sur « le cas Robert Ambelain », puis passe à « la filiation dite de Salzmann ».[181] La Ve Province ne comprend pas pourquoi ces deux textes évoquent le cas de Robert Ambelain, et les Éclaircissements celui de Lagrèze. Elle aussi tient leur transmission pour sans fondement. Elle ne tient rien ni de l’un ni de l’autre. Peut-être ces deux juridictions voient-elles dans la Ve Province une résurgence des néo-coëns. Ce serait une méprise. La présente réponse historique et doctrinale devrait répondre aux questions qu’elles se posent. Sa transmission vient de Zurich, par Jean Baylot (5.3). La dimension coën n’a rien d’imaginaire. Willermoz était lui-même Réau-Croix de l’Ordre des Élus Coëns. Il reçut Salzmann à ce grade le 5 septembre 1816. Le rituel du Grand Profès Réau ✠ que Willermoz et Salzmann élaborèrent ensuite date de la même année. Salzmann en emporta le manuscrit à Strasbourg (3.1).

Selon Jean-Marc Vivenza, le dépôt confié à Pont « n’était autre en effet que le pouvoir et les archives de la IIe Province relatives au Collège Métropolitain ».[182] La formule mêle la Province et le Collège. Les Héritiers les distinguent pourtant ailleurs. Il écrit lui-même que la Profession « n’a nullement autorité pour ériger une juridiction » (4.6).

Jean-Marc Vivenza présente le Grand Directoire des Gaules de 1935 comme le seul porteur de la légitimité de l’Ordre.[183] Il illustre cette histoire par des pièces tirées des « Archives DNRF-GDDG ».[184] Le Grand Directoire des Gaules de 1935 est devenu le Grand Prieuré des Gaules. Le Directoire National Rectifié de France – Grand Directoire des Gaules, qui publie les Éclaircissements, a été constitué à Lyon le 15 décembre 2012 (9.2). Il en reprend le nom. Le même nom ne fait pas la même institution.

8.4 : Ce que Jean-Marc Vivenza écrivait en 2017

En 2017, Jean-Marc Vivenza soutenait sur deux points ce que la Ve Province soutient aujourd’hui. Les textes de 2026 auxquels il est associé disent le contraire. Ils ne signalent pas ce changement et ne l’expliquent pas.

Le premier point concerne Besançon. Dans son Histoire du Régime écossais rectifié, Jean-Marc Vivenza écrit que Willermoz « jugea l’attitude des Bourguignons illégale et fautive ». L’auteur tient cette réaction pour « absolument légitime et cohérente au regard des principes du Régime ». Il cite la lettre aux Frères d’Aix de juillet 1808 : les Frères de Besançon s’attribuent « des pouvoirs suprêmes qu’ils n’ont pas et n’ont jamais eu ».[185] L’Examen soutient en 2026 que la lettre de Willermoz « ne dit pas que les actes du chancelier provincial sont nuls ».[186] Il fait de Louis de Raimond un chancelier que personne ne contestait (4.2, 4.3).

Le second point concerne Zurich. En 2017, Jean-Marc Vivenza écrit que les archives de 1828 furent déposées « à la Loge Modestia cum Libertate à l’Orient de Zürich ». Il ajoute que le Grand Prieuré d’Helvétie était « déjà dépositaire depuis 1828 du pouvoir de la Ve Province ».[187] Le mot retenu est celui de pouvoir. L’Examen ne voit plus en 1828 qu’une garde, dont « le gardien n’acquiert aucun titre propre », « et Zurich moins que quiconque ».[188] Les Éclaircissements font de Genève la « détentrice […] des archives de la Ve Province ».[189]

Un auteur peut changer d’avis. Il lui appartient alors d’en donner les raisons. Sur ces deux points, l’ouvrage de 2017 confirme la lecture de la Ve Province (2.3, 4.3).

L’ouvrage de 2017 n’est pas exempt de confusions entre Zurich et Genève. À la page 158, les archives de la Bourgogne sont déposées à la loge zurichoise Modestia cum Libertate. À la page suivante, la Préfecture de Genève devient « détentrice des pouvoirs de la IIe Province et des archives de la Bourgogne ».[190] Les deux affirmations ne peuvent être vraies ensemble. Montchal trouve encore ces archives à Zurich en 1926 (2.3).

La patente de Pont appelle la même réserve. Jean-Marc Vivenza reprend la formule de Maharba : Pont « accorde une charte pour la constitution du Collège et Chapitre Provincial des Grands Profès à Genève ».[191] Jean-Marc Vivenza en reproduit ensuite le texte d’après un auteur, Eques a Quaestione studiosa.[192] Il ne produit pas la pièce. Il n’en donne ni la cote ni le lieu de conservation. Le texte qu’il reproduit parle d’ailleurs d’une « Patente ou autorisation provisoire » (4.4, 8.2).

Ces imprécisions n’ont pas toutes la même portée. Elles vont toutes dans le même sens : tout rattacher à Genève et effacer Zurich.

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IX — Un chemin ouvert : la porte demeure ouverte

9.1 : Ce que l’examen permet de conclure

L’examen aura eu un mérite. Il a conduit la Ve Province à préciser les sources du mémoire et à distinguer ce qui se publie de ce qui se reçoit. Il lui a aussi permis de rétablir la date du 2 mars 1818, qui ruine l’une de ses objections. Il ne démontre pas ce qu’il annonce. Il le fait parfois au prix des pièces : la lettre de 1807, sur laquelle repose leur conception de la transmission, y est tronquée au point de dire l’inverse de ce qu’elle dit. Willermoz tenait les actes de Besançon pour nuls de plein droit. Celui qui prépara les Genevois n’était que Profès. Lyon n’a donné à Genève que l’autorisation provisoire d’un dépositaire qui doutait de son pouvoir. Le dépôt est resté à Lyon. La garde de 1828 fut confiée à Zurich. La filiation qu’ils défendent s’arrête, dans leur propre chronologie, en 1960. Enfin, Genève, dont ils se réclament, ne les a ni reçus ni reconnus.

9.2 : Une porte, non un tribunal

Les derniers mots de l’examen et de la lettre d’information n’éclairent rien. Ils blessent des Frères qui cherchent, comme leurs auteurs, à servir l’héritage de Willermoz. Les Préfectures qui ont rejoint la Ve Province l’ont fait à leur demande, par délibération de leurs propres Chevaliers. Nul n’y a été contraint ni débauché. Les Héritiers appellent certaines juridictions à se saisir de la question. La Ve Province ne craint pas qu’elles en jugent sur pièces.

Les Héritiers auraient pu écrire à la Ve Province ou la rencontrer, comme on l’attend de Chevaliers rectifiés. Ils ont choisi l’anathème, publié à l’adresse de tous. La Ve Province a exposé une thèse et ses pièces. Elle n’a traité personne de charlatan. Elle a surtout ouvert sa porte. Des Frères d’horizons et d’Orients différents sont venus d’eux-mêmes y frapper. Ils ont été accueillis et ont pris connaissance des pièces selon les règles. Ils ont trouvé devant eux des Frères sincères. Plusieurs, revenus dans leur Orient, ont demandé à leurs propres autorités de leur présenter les titres dont elles se réclament. Ces titres ne leur ont pas été produits. Ce sont ces Frères eux-mêmes qui l’ont constaté.

Les signataires se présentent ensemble comme les « Héritiers de Jean-Baptiste Willermoz ». Ce nom oblige. Un héritage ne se proclame pas. Il se reçoit de celui qui le transmet, et selon sa règle. Des juridictions qui, depuis des décennies, se sont davantage divisées que fréquentées parlent cette fois d’une seule voix. La Ve Province n’y est pas étrangère. Jean-Marc Vivenza fut membre du Grand Prieuré des Gaules, et son porte-parole de 2005 à 2012. Il en démissionna en 2012 et fut à l’origine du Directoire National Rectifié de France – Grand Directoire des Gaules, constitué à Lyon le 15 décembre 2012. Il y fut installé Grand Maître ce jour-là par Marc Bravi, Grand Maître du Grand Prieuré des Gaules de 2005 à 2009.[193] Jean-Marc Vivenza se retrouve aujourd’hui aux côtés de ceux qui défendent la filiation du Grand Prieuré des Gaules. En quelques mois, quatre documents émanant de plusieurs juridictions ont paru contre le mémoire. Ils puisent aux mêmes sources, et deux d’entre eux reproduisent la même coupure de la lettre de 1807 (6.3). Cette convergence montre l’importance que ces juridictions attachent à une histoire du Régime Rectifié enfin publiée et sourcée. L’accord reste fragile. Jean-Marc Vivenza, dans ses Éclaircissements, tient pour « entièrement dénuées de validité » les Grands Prieurés constitués par les obédiences[194].

Or le texte Authenticité émane d’un Collège Métropolitain National qui relève d’une obédience, la GLTSO. L’examen en appelle lui-même aux « responsables des principales obédiences concernées », parmi lesquelles la GLTSO.[195]

Jean-Marc Vivenza pose un second critère. Il tient pour illégitimes les « structures constituées après 1935 par auto proclamation ».[196] Il voit dans le Grand Directoire des Gaules de 1935 le seul porteur de la légitimité de l’Ordre (8.3). Ce critère s’applique à sa propre fondation. Le DNRF-GDDG est né en 2012 de sa démission du Grand Prieuré des Gaules. Aucune charte ne lui a été délivrée. Les Éclaircissements le présentent pourtant comme le Grand Directoire de 1935. Selon la règle posée par son fondateur, le DNRF-GDDG entre donc dans la catégorie qu’il déclare illégitime. Les deux juridictions séparées en 2012 défendent aujourd’hui ensemble la même filiation.

Les auteurs ne s’accordent pas davantage sur les faits. Le premier désaccord porte sur l’héritage de Lyon. Pour Jean-Marc Vivenza, Willermoz laissa à Pont « toutes ses archives ».[197] Pour le Collège Métropolitain National de la GLTSO, Pont transmit la Grande Profession à Genève avec ces archives.[198] Pour l’examen, les archives restèrent dans la famille, puis entrèrent à la Bibliothèque de Lyon.[199] Ce sont trois récits différents du même dépôt. Les pièces confirment le dernier (4.5).

Le deuxième désaccord porte sur les archives de la Ve Province. Jean-Marc Vivenza fait de la Préfecture de Genève leur « détentrice ».[200] L’examen rapporte au contraire que Montchal les trouve encore à Zurich en 1926. La loge qui les conserve refuse de s’en dessaisir.[201]

Le troisième porte sur Zurich. L’examen nie l’existence de tout collège à Zurich au XIXe siècle. Jean-Marc Vivenza atteste au contraire un Collège zurichois qui « maintenait secrètement son existence » après 1885 (2.1). Le quatrième porte sur la réception dans la classe secrète. Le site du Directoire National Rectifié de France l’exclut à titre individuel. Le Collège Métropolitain National de la GLTSO y voit une expérience individuelle (6.3).

Si ce rapprochement est sincère, la Ve Province s’en réjouit. Elle invite ses auteurs à le prolonger dans la recherche de la source du dépôt willermozien, là où elle se trouve.

Non enim omnes qui ex Israel sunt, hi sunt Israelitae — « Tous ceux qui descendent d’Israël ne sont pas Israël » (Rm 9, 6).

 

La seule voie qui conduise à la légitimité et à la régularité est de recevoir, dans les formes, la transmission issue de Zurich. Elle se reçoit de ceux qui l’ont eux-mêmes régulièrement reçue. Elle ne s’acquiert pas et ne se revendique pas. Le Collège Métropolitain des Grands Profès en France en est dépositaire et n’est attaché à aucune Province en particulier. Il est prêt à régulariser les Héritiers dès qu’ils le demanderont dans cet esprit. Cela se fera sans soumission ni reniement, chaque juridiction demeurant maîtresse de son gouvernement et de son territoire. Une rencontre fraternelle servirait mieux la vérité qu’un nouvel échange d’écrits.

Pulsate, et aperietur vobis — « Frappez, et l’on vous ouvrira » (Mt 7, 7).

Dans l’espérance de pouvoir un jour appeler les Héritiers de Jean-Baptiste Willermoz nos Frères, dans la régularité retrouvée, nous leur rappelons que la transmission régulière se demande à ceux qui en ont la garde.

 

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Annexe 1 — Tableau de synthèse : les objections des Héritiers à l’épreuve des sources

La colonne « N° » renvoie à l’objection de l’examen critique des Héritiers (§ 1 à 8) à laquelle chaque ligne répond. « Auth. » signale une objection reprise ou soulevée par le Collège Métropolitain National de la GLTSO (Authenticité). « Écl. » signale une objection propre aux Éclaircissements de Jean-Marc Vivenza.

 

Annexe 2 

Le tableau des Héritiers, point par point

Les Héritiers concluent leur examen par un tableau intitulé « Ce que les sources permettent réellement d’affirmer » (Examen, p. 8-9). Il est reproduit ici tel quel, dans ses trois premières colonnes.

La dernière colonne indique si la Ve Province rejette ou non chaque ligne, et la section de la présente réponse qui la traite.

Bilan

8 affirmations rejetées, 1 non rejetée, sur 9.

Le point 5 n’est pas rejeté. Les Héritiers y écrivent que les archives de 1828 furent remises à la loge de Zurich, sous la surveillance du Grand Prieuré d’Helvétie. C’est exact. La lettre de Jean-François Ehrmann du 9 juillet 1828 et celles du Grand Prieuré d’Helvétie des 21 mars et 16 septembre 1829 le confirment (2.3). Les Héritiers reconnaissent eux-mêmes que 1828 fut « une garde et non une cession de souveraineté ». Ce point établit donc ce que soutient la Ve Province : la garde de 1828 fut confiée à Zurich, et non à Genève (2.3, 2.4).

Une nuance s’impose. Leur tableau ne mentionne que des archives « de l’Ordre intérieur et du symbolique ». Il laisse entendre qu’aucun dépôt doctrinal ne s’y joignait. Ce sous-entendu n’est pas retenu. Le 1er mars 1818, Türckheim mentionne à Zurich « le petit coffret des hautes communications » (2.3). Un inventaire d’archives administratives ne décrit pas ce qui était conservé à part.

 

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Conventions 

et abréviations

 

Examen : « Le “pôle de Zurich” et la “Ve Province” du Régime écossais rectifié : examen critique d’une thèse », daté du 11 octobre 2026, signé « Les Héritiers de Jean-Baptiste Willermoz » ; renvois par partie (§ 1 à 8, Conclusion, Sources) et page.

Lettre d’information : « Lettre d’information sur les propos infondés d’une nouvelle Province rectifiée », même signature ; renvois par page.

Éclaircissements : « Éclaircissements sur la source de l’authentique “légitimité” du Régime Maçonnique Rectifié », Directoire National Rectifié de France – Grand Directoire des Gaules, Lyon, 24 juin 2026, signé Eques a Crucis Mysterio, nom d’Ordre de Jean-Marc Vivenza, l’un des Héritiers, qui l’a lui-même rendu public ; adressé aux Frères de cette juridiction et diffusé au-delà, y compris à des Frères qui l’avaient quittée ; renvois par page (chiffres romains).

Authenticité : « De l’authenticité et de la filiation de la Grande Profession », Collège Métropolitain National de la GLTSO, signé « Eques a Fidelis et Ridens », diffusé en 2026 dans les chapitres de cette juridiction ; renvois par page.

Le mémoire : notre mémoire Zurich vs Genève : deux transmissions, une seule légitimité, Ve Province de Bourgogne, juillet 2026, publié sur le site de la Ve Province.

Les Héritiers : les signataires de l’Examen et de la Lettre d’information.

Zimmermann 1994 : W. G. Zimmermann (éd.), Von der alten zur neuen Freimaurerei. Briefwechsel und Logenreden von Diethelm Lavater nach 1800, Zurich, Modestia cum Libertate, 1994.

BmL : Bibliothèque municipale de Lyon, fonds Willermoz. Kloss : fonds Kloss, Bibliothèque du Grand Orient des Pays-Bas, La Haye. BnF : Bibliothèque nationale de France.

GPIH : Grand Prieuré Indépendant d’Helvétie. GLUA : Grande Loge Unie d’Angleterre. GLTSO : Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra. GPDG : Grand Prieuré des Gaules. DNRF-GDDG : Directoire National Rectifié de France – Grand Directoire des Gaules. RT : Renaissance Traditionnelle.

Les appels de note renvoient aux notes en bas de page ; les renvois entre parenthèses (2.3, 4.5…) renvoient aux sections de la présente réponse.

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Bibliographie

Cette bibliographie reprend les pièces citées dans les notes. Les quatre documents examinés sont désignés dans les notes par le nom abrégé indiqué entre parenthèses.

Documents examinés

Les Héritiers de Jean-Baptiste Willermoz, « Le “pôle de Zurich” et la “Ve Province” du Régime écossais rectifié : examen critique d’une thèse », 11 octobre 2026, 13 p. (Examen).

Les Héritiers de Jean-Baptiste Willermoz, « Lettre d’information sur les propos infondés d’une nouvelle Province rectifiée », 2026, 2 p. (Lettre d’information).

Eques a Crucis Mysterio [Jean-Marc Vivenza], « Éclaircissements sur la source de l’authentique “légitimité” du Régime Maçonnique Rectifié », Lyon, Directoire National Rectifié de France – Grand Directoire des Gaules, 24 juin 2026 (Éclaircissements).

Eques a Fidelis et Ridens, « De l’authenticité et de la filiation de la Grande Profession », Collège Métropolitain National de la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra, 2026 (Authenticité).

Ve Province de Bourgogne, Collège Métropolitain des Grands Profès en France, Zurich vs Genève : deux transmissions, une seule légitimité, juillet 2026 (mémoire).

Ve Province de Bourgogne, Collège Métropolitain des Grands Profès en France, « Réponse aux assertions du DNRF-GDDG », juillet 2026, https://www.cmdgp.com/reponse-aux-assertions-du-dnrf-gddg.

Manuscrits

Bibliothèque municipale de Lyon (BmL), fonds Willermoz : Ms 5456 ; Ms 5472-13 ; Ms 5887 ; Ms 5895-f ; Ms 7407-1 ; Ms 7407-3. Cités par l’Examen : Ms 5475, Ms 5896, Ms 5899.

Bibliothèque nationale de France (BnF), FM2 292 : lettre de Jean-Baptiste Willermoz à Claude-François Achard, 1er septembre 1807, avec son article secret.

Bibliothèque du Grand Orient des Pays-Bas, La Haye, fonds Kloss : 190 D 35 ; 190 E 36 ; 190 E 37.

Archives de la Ve Province : lettres de Jean-Baptiste Willermoz et de ses correspondants (1805-1810), sans cote publique (4.3, 6.1) ; lettre de Jean-François Ehrmann du 9 juillet 1828 ; lettres du Grand Prieuré d’Helvétie des 21 mars et 16 septembre 1829 (2.3).

Sources imprimées

Recès du Convent général tenu à Wilhelmsbad en juillet et août 1782 ; original allemand : « Protocolla ingleichen Abschied des General-Ordens-Convent 1782 von Wilhelmsbad ».

Code des règlements généraux de l’Ordre.

« Statuts et règlements des Grands Profès », Renaissance Traditionnelle, n° 181-182.

Zimmermann, W. G. (éd.), Von der alten zur neuen Freimaurerei. Briefwechsel und Logenreden von Diethelm Lavater nach 1800, Zurich, Modestia cum Libertate, 1994.

De Wilhelmsbad I & II à nos jours : la voie tracée du Régime Rectifié, Éditions Modestia, 2025.

La Grande Profession au XIXe siècle, Cahiers Libertate, 2026.

Ouvrages et articles

Baylot, Jean, Histoire du Rite Écossais Rectifié en France au XXe siècle, Paris, Grand Prieuré des Gaules, 1976.

Bernheim, Alain, Notes à propos du Rite écossais rectifié.

Bernheim, Alain, Une histoire secrète du Régime Écossais Rectifié. Les mystères dévoilés de la Grande Profession, Genève, Slatkine, 2017 (inventaire des archives de 1828, p. 251 et suiv.).

Dachez, Roger, et Pétillot, Jean-Marc, Le Rite Écossais Rectifié, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 2010.

Galiffe, J. B. G., La chaîne symbolique, Genève, 1852.

Granger, J., conférence au Convent international de Zurich, septembre 1979, Les Cahiers Verts, n° 5, 1980.

Maharba, « À propos du Régime Écossais Rectifié et de la Grande Profession », Le Symbolisme, n° 391, octobre-décembre 1969, p. 63-67.

Moiroux, J., Précisions sur quelques points de l’histoire du Régime Rectifié en France.

Montchal, Charles, Grand Prieuré Indépendant d’Helvétie, Genève, 4e éd., 1926.

Noël, Pierre, « Le Rite Écossais Rectifié en France au XXe siècle », Cahiers Villard de Honnecourt, n° 45, 2001.

Ruchon, François, Histoire de la franc-maçonnerie à Genève de 1736 à 1900, Genève, 1935.

Vivenza, Jean-Marc, Histoire du Régime écossais rectifié, La Pierre Philosophale, 2017, ISBN 978-2-36353-045-5.

Sites internet

Directoire National Rectifié de France – Grand Directoire des Gaules, « Mise au point à propos des principes de la “classe secrète” de la Profession », 16 juillet 2026, https://www.directoirerectifiedefrance.org/mise-au-point-a-propos-de-la-classe-secrete-de-la-profession/.

Directoire National Rectifié de France, « Réveil du “Grand Directoire des Gaules” (1935-2012) », www.directoirerectifiedefrance.org.

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Index des principaux personnages

Cet index ne retient que les principaux acteurs de l’histoire débattue. Les renvois indiquent les sections de la présente réponse. Les dates ne sont données que lorsqu’elles sont établies.

Achard, Claude-François. Vénérable Maître de la Triple Union de Marseille, correspondant de Willermoz. Réponse : Avant-propos, 2.2, 3.2, 4.3, 6.3.

Amadou, Robert (1924-2006). Grand Profès. Auteur, sous le pseudonyme de Maharba, d’un article de 1969 sur la Grande Profession. Réponse : 6.3, 8.2.

Ambelain, Robert (1907-1997). Auteur martiniste. Il se réclamait d’une Grande Profession reçue de Georges Lagrèze. La Ve Province réfute la régularité de cette transmission et la tient pour sans fondement. Réponse : L’essentiel, 8.3, Annexe.

Baylot, Jean (1897-1976). Reçu au Collège de Zurich en 1958. Grand Maître du Grand Prieuré des Gaules de 1973 à 1976. Réponse : L’essentiel, 5.1, 5.2, 5.3, 5.4, 6.3, 8.1, 8.3, Annexe.

Bravi, Marc (Marcus, Eq. ab Insula Alba). Grand Maître du Grand Prieuré des Gaules de 2005 à 2009. Il installa Jean-Marc Vivenza à la tête du DNRF-GDDG le 15 décembre 2012, soit trois ans après la fin de sa charge de Grand Maître. Réponse : 9.2.

Burckhardt, Peter (Pierre) (1742-1817). Préfet de Bâle. Témoin de la venue de Salzmann à Bâle en 1811. Réponse : 2.2, 4.2.

Cambacérès, Jean-Jacques Régis de (1753-1824). Archichancelier de l’Empire, Grand Maître adjoint du Grand Orient de France. Nommé Grand Maître national du Régime Rectifié en 1808. Réponse : 4.2, 4.3.

Charles de Hesse-Cassel, landgrave (1744-1836). Grand Maître général de l’Ordre. Willermoz lui écrit le 12/19 octobre 1781 et le 21 avril 1818. Il ne reçut jamais le troisième grade de la Grande Profession. Réponse : L’essentiel, 2.2, 3.1, 4.4, Annexe.

Christian de Hesse-Darmstadt, prince (Eq. a Cedro Libani) (1763-1830). Surnommé le « prince chrétien ». Administrateur de la Ve Province. Reçu au troisième grade de la Grande Profession par Salzmann et Türckheim, le 13 août 1817. Réponse : 2.2, 2.3, 3.2, 4.2, 4.4.

Ehrmann, Jean-François (Franciscus a Cubo). Président du Collège de Strasbourg. Le 9 juillet 1828, il annonce au prince Christian de Hesse-Darmstadt que les archives de la Ve Province seront remises à la garde du Grand Prieuré d’Helvétie et de la Préfecture de Zurich. Réponse : 2.3, 4.2.

Fontaine, Daniel. Grand Maître du Grand Prieuré des Gaules de 1983 à 2005. A constitué, à la fin du XXe siècle, le collège de Grands Profès de cette juridiction, issu d’une transmission familiale russe. Réponse : 5.3.

Gendet, Gérard. Son nom figure dans le champ « Auteur » des propriétés du fichier PDF du texte du Collège Métropolitain National de la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra (GLTSO), « De l’authenticité et de la filiation de la Grande Profession ». Gérard Gendet signe « Eques a Fidelis et Ridens ».

Granger, Jean, dit Jean Tourniac (1919-1995). Reçu au collège de Genève le 5 octobre 1968. Grand Maître du Grand Prieuré des Gaules de 1977 à 1983. Réponse : 5.2, 5.4, 6.3, Annexe.

Hesse-Darmstadt, princes de. Christian (Eq. a Cedro Libani), Louis (Eq. a Leone armato) et Louis Georges Charles (Eq. a Leone aureo coronato). Tous trois reçus au troisième grade de la Grande Profession par Salzmann et Türckheim, le 13 août 1817. Voir chacun à son prénom. Réponse : 2.2, 2.3, 3.2, 4.4.

Lagrèze, Georges, dit Bogé de Lagrèze (1882-1946). Se disait reçu Grand Profès en 1937. Les Éclaircissements tiennent cette prétention pour sans fondement. La Ve Province partage cet avis. Réponse : 8.3.

Lajard, Daniel. Commissaire du Grand Orient chargé du rapprochement avec Besançon. Correspondant de Willermoz (20 juillet 1808, novembre 1810). Réponse : 4.3.

Lavater, Diethelm (Eq. ab Aesculapio) (1743-1826). Médecin zurichois, Préfet de Zurich et Grand Prieur du Directoire helvétique. Reçu à Strasbourg. Réponse : 2.1, 2.2, 2.3, 3.3, 4.1, Annexe.

Lavater, Heinrich (Johann Heinrich). Neveu et gendre de Diethelm Lavater. Ordonné Grand Profès Réau ✠ par Salzmann en août 1818. Réponse : L’essentiel, 2.1, 2.2, 2.3, 3.2, 3.3, 4.1, Annexe.

Louis de Hesse-Darmstadt, prince (Eq. a Leone armato). Reçu au troisième grade de la Grande Profession par Salzmann et Türckheim, le 13 août 1817. Réponse : 3.2, 4.4.

Louis Georges Charles de Hesse-Darmstadt, prince (Eq. a Leone aureo coronato). Reçu au troisième grade de la Grande Profession par Salzmann et Türckheim, le 13 août 1817. Réponse : 3.2, 4.4.

Moiroux, André (Eq. a Clementia) (1899-1962). Grand Maître du Grand Prieuré des Gaules de 1957 à 1962. Réponse : 5.2, 5.3, 5.4, 6.3.

Molitor, Franz Joseph. Frère de Francfort, destinataire de la lettre de Pont du 6 juillet 1829. Réponse : 3.1, 4.4.

Montchal, Charles. Frère genevois, auteur d’une Histoire du Grand Prieuré Indépendant d’Helvétie (Genève, 1912 ; 4e éd., 1926). Il écrit qu’en 1828 le Chapitre provincial de Bourgogne « conféra tous ses pouvoirs » au Grand Prieuré d’Helvétie. Réponse : L’essentiel, 2.3, 2.4, 5.2, 8.2, 9.2, Annexe.

Peschier, Gaspard. Grand Profès de la Préfecture de Genève. Deux Frères Peschier figurent dans l’acte de Pont du 29 mai 1830. Réponse : 4.4.

Pont, Joseph-Antoine (Josephus a Ponte Alto). Héritier des papiers de Willermoz, sans pouvoir de transmission dans l’Ordre rectifié. Auteur de l’acte du 29 mai 1830. Réponse : L’essentiel, Avant-propos, 3.1, 4.1, 4.2, 4.4, 4.5, 6.3, 8.2, 8.3, 9.2, Annexe.

Raimond, Louis de (a Garba). Reçu simple Profès par Jean de Türckheim le 10 avril 1810. Il installa l’Union des Cœurs de Genève le 23 août 1811. Salzmann n’a cessé de critiquer son attitude. Réponse : L’essentiel, 2.2, 4.1, 4.2, 4.3, 4.4, 6.1, 6.3, 8.2, Annexe.

Ribaucourt, Édouard de. Reçu à Genève en 1910 avec Savoire. Un fonds d’archives privées porte son nom. Réponse : 5.2, Annexe.

Rochat, Ernest (Eq. a Studio) (1868-1953). Grand Prieur du GPIH. Il présida la tenue de Paris du 23 mars 1935. Réponse : 4.5, 5.4.

Salzmann, Frédéric-Rodolphe (ab Hedera) (1749-1821). Frère de Strasbourg. Reçu Réau-Croix par Willermoz à Lyon le 5 septembre 1816. Réponse : L’essentiel, Avant-propos, 2.2, 3.1, 3.2, 3.3, 4.1, 4.2, 4.3, 4.4, 6.3, 8.1, 8.3, Annexe.

Savoire, Camille (Eq. a Fortitudine) (1869-1951). Premier Grand Prieur du Grand Directoire des Gaules, constitué en 1935. Réponse : L’essentiel, 5.3, 5.4, 6.3, Annexe.

Türckheim, Jean de (1749-1824). Frère de Strasbourg, Grand Profès. Artisan, à partir de 1817, du rattachement du Prieuré suisse à la Ve Province. Réponse : L’essentiel, 2.1, 2.2, 2.3, 3.1, 3.2, 3.3, 4.1, 4.2, 4.4, 4.5, 6.3, 8.2, Annexe.

Vergnolle, Dominique. Grand Maître du Grand Prieuré des Gaules depuis 2025. Son nom figure dans le champ « Auteur » des propriétés des fichiers PDF de l’Examen et de la Lettre d’information, signés « les Héritiers ».

Vivenza, Jean-Marc (Eques a Crucis Mysterio). Signataire des Éclaircissements. Porte-parole du Grand Prieuré des Gaules de 2005 à 2012, puis Grand Maître du DNRF-GDDG. Réponse : L’essentiel, 2.1, 4.6, 5.2, 5.4, 6.3, 8.1, 8.2, 8.3, 8.4, 9.2, Annexe.

Wast, Antonin (Eq. ab Institutione) (1901-1973). Grand Maître du Grand Prieuré des Gaules de 1962 à 1973. Réponse : 5.2, 5.4, 6.3, 8.1.

Willermoz, Jean-Baptiste (1730-1824). Fondateur du Régime Écossais Rectifié et Président du Collège métropolitain de Lyon. Réponse : L’essentiel, Avant-propos, 2.1, 2.2, 3.1, 3.2, 3.3, 4.1, 4.2, 4.3, 4.4, 4.5, 6.1, 6.2, 6.3, 8.1, 8.2, 8.3, 9.1, 9.2, Annexe.

NOTES

[1] Examen, p. 12. Ce renvoi désigne le document Examen, à sa page 12. Les renvois aux quatre documents (Examen, Éclaircissements, Lettre d’information, Authenticité) suivent tous cette forme : nom abrégé du document, puis numéro de page. Cette précision, donnée au début du document, n’est plus répétée.

[2] Lettre d’information, p. 1-2.

[3] Authenticité, p. 2.

[4] Examen, p. 1.

[5] Examen, Conclusion, p. 12.

[6] Lettre de Jean-Baptiste Willermoz à Claude-François Achard, Vénérable Maître de la Triple Union de Marseille, du 1er septembre 1807, article secret annexé, BnF, FM2 292 ; pièce citée par l’examen (Sources).

[7] Éclaircissements, p. XXIII-XXIV.

[8] Examen, § 7, p. 7.

[9] Examen, § 3, p. 4.

[10] Lettre de Jean de Türckheim à Heinrich Lavater du 29 mai 1817, in W. G. Zimmermann (éd.), Von der alten zur neuen Freimaurerei. Briefwechsel und Logenreden von Diethelm Lavater nach 1800, Zurich, Modestia cum Libertate, 1994.

[11] Lettre de Jean de Türckheim à Heinrich Lavater du 6 octobre 1817, in W. G. Zimmermann (éd.), Von der alten zur neuen Freimaurerei. Briefwechsel und Logenreden von Diethelm Lavater nach 1800, Zurich, Modestia cum Libertate, 1994.

[12] Lettre de Jean de Türckheim à Heinrich Lavater du 17 janvier 1818, in W. G. Zimmermann (éd.), Von der alten zur neuen Freimaurerei. Briefwechsel und Logenreden von Diethelm Lavater nach 1800, Zurich, Modestia cum Libertate, 1994.

[13] Examen, § 3, p. 4.

[14] Examen, § 1, p. 3, citant BmL Ms 5899 et Kloss 190 D 35.

[15] Examen, § 2, p. 3, citant Zimmermann 1994, p. 457.

[16] Lettre de Jean de Türckheim à Heinrich Lavater, Darmstadt, 1er mars 1818, in W. G. Zimmermann (éd.), Von der alten zur neuen Freimaurerei. Briefwechsel und Logenreden von Diethelm Lavater nach 1800, Zurich, Modestia cum Libertate, 1994.

[17] Lettre de Jean de Türckheim à Diethelm Lavater, Darmstadt, 2 mars 1818, in W. G. Zimmermann (éd.), Von der alten zur neuen Freimaurerei. Briefwechsel und Logenreden von Diethelm Lavater nach 1800, Zurich, Modestia cum Libertate, 1994., p. 457.

[18] Lettre de Frédéric-Rodolphe Salzmann, au prince Christian de Hesse-Darmstadt.

[19] Examen, § 2, p. 3.

[20] Lettre de Jean de Türckheim à Heinrich Lavater du 17 janvier 1818, in W. G. Zimmermann (éd.), Von der alten zur neuen Freimaurerei. Briefwechsel und Logenreden von Diethelm Lavater nach 1800, Zurich, Modestia cum Libertate, 1994.

[21] Examen, § 1, p. 2.

[22] Lettre de Jean de Türckheim à Heinrich Lavater, Darmstadt, 5 septembre 1818, in W. G. Zimmermann (éd.), Von der alten zur neuen Freimaurerei. Briefwechsel und Logenreden von Diethelm Lavater nach 1800, Zurich, Modestia cum Libertate, 1994.

[23] Lettre d’information, p. 1 ; Examen, § 2, p. 3.

[24] Examen, § 2, p. 3.

[25] Fonds Kloss, Bibliothèque du Grand Orient des Pays-Bas, La Haye.

[26] Examen, § 2, p. 3.

[27] Examen, § 1, p. 3, citant Kloss 190 D 35.

[28] Lettre de Jean de Türckheim à Heinrich Lavater, Darmstadt, 1er mars 1818, in W. G. Zimmermann (éd.), Von der alten zur neuen Freimaurerei. Briefwechsel und Logenreden von Diethelm Lavater nach 1800, Zurich, Modestia cum Libertate, 1994.

[29] Sur ce choix de Heinrich Lavater en août 1818, in La Grande Profession au XIXe siècle, Cahiers Libertate, 2026.

[30] Lettre de Pierre Burckhardt à Diethelm Lavater du 21 octobre 1813, in W. G. Zimmermann (éd.), Von der alten zur neuen Freimaurerei. Briefwechsel und Logenreden von Diethelm Lavater nach 1800, Zurich, Modestia cum Libertate, 1994.

[31] Lettre de Pierre Burckhardt à Diethelm Lavater du 2 mars 1813, in W. G. Zimmermann (éd.), Von der alten zur neuen Freimaurerei. Briefwechsel und Logenreden von Diethelm Lavater nach 1800, Zurich, Modestia cum Libertate, 1994.

[32] Lettre de Jean-Baptiste Willermoz à Claude-François Achard, Vénérable Maître de la Triple Union de Marseille, du 1er septembre 1807, article secret annexé, BnF, FM2 292 ; pièce citée par l’examen (Sources).

[33] Examen, § 3, p. 3-4, citant l’inventaire publié par Alain Bernheim (2017), p. 251 sq.

[34] Examen, § 3, p. 4.

[35] Lettre de Jean de Türckheim à Heinrich Lavater, Darmstadt, 1er mars 1818, in W. G. Zimmermann (éd.), Von der alten zur neuen Freimaurerei. Briefwechsel und Logenreden von Diethelm Lavater nach 1800, Zurich, Modestia cum Libertate, 1994.

[36] Charles Montchal, Grand Prieuré Indépendant d’Helvétie, Genève, 4e éd., 1926, ouvrage cité par l’examen (Sources).

[37] Examen, § 7, p. 7.

[38] Jean-Marc Vivenza, Histoire du Régime écossais rectifié, 2017, p. 158.

[39] Ibid., p. 159.

[40] Lettre de Jean-François Ehrmann (a Cubo) au prince Christian de Hesse-Darmstadt, 9 juillet 1828, archives de la Ve Province ; texte publié in La Grande Profession au XIXe siècle, Cahiers Libertate, 2026.

[41] Lettre du Grand Prieuré d’Helvétie accusant réception des archives de la Ve Province, Zurich, 21 mars 1829, archives de la Ve Province ; texte publié in La Grande Profession au XIXe siècle, Cahiers Libertate, 2026.

[42] Lettre du Grand Prieuré et Chapitre prioral d’Helvétie au prince Christian de Hesse-Darmstadt, 16 septembre 1829, archives de la Ve Province ; texte publié in La Grande Profession au XIXe siècle, Cahiers Libertate, 2026.

[43] Examen, § 3, p. 4.

[44] Examen, § 8, p. 8.

[45] Recès du Convent général tenu à Wilhelmsbad en juillet et août 1782, art. VIII. Original allemand : « Protocolla ingleichen Abschied des General-Ordens-Convent 1782 von Wilhelmsbad », n° LXXXVII.

[46] Jean-Marc Vivenza, Histoire du Régime écossais rectifié, 2017, ISBN 978-2-36353-045-5, p. 162. Voir aussi W. G. Zimmermann (éd.), Von der alten zur neuen Freimaurerei, Zurich, Modestia cum Libertate, 1994, lettres 185 (Jean de Türckheim à Heinrich Lavater, 6 octobre 1817) et 188 (Charles de Hesse-Cassel à Heinrich Lavater, 1818).

[47] Éclaircissements, p. V-VI, note 2, citant le procès-verbal du Comité provincial du 21 mars 1826.

[48] Examen, § 3, p. 4.

[49] Examen, § 7, p. 7.

[50] DACHEZ (Roger) et PÉTILLOT (Jean-Marc), Le Rite Écossais Rectifié, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 2010, p. 67-68.

[51] Examen, § 4, p. 4-5.

[52] Examen, § 4, p. 4.

[53] Mémoire, § 1.1 et note 4 : lettre de F. R. Salzmann à J.-B. Willermoz après sa réception au grade de Grand Architecte, septembre 1813.

[54] Examen, § 4, p. 4.

[55] Lettre de Frédéric-Rodolphe Salzmann à Jean-Baptiste Willermoz, in De Wilhelmsbad I & II à nos jours : la voie tracée du Régime Rectifié, Éditions Modestia, 2025.

[56] Examen, § 4, p. 4 ; Authenticité, p. 3, citant les « Statuts et règlements des Grands Profès », Renaissance Traditionnelle, n° 181-182, p. 8.

[57] Examen, § 4, p. 4, citant Kloss 190 E 37.

[58] Examen, § 2, p. 3.

[59] Formule de l’engagement de la Grande Profession, in Statuts, Cérémonial d’ouverture et de clôture des assemblées de l’Ordre des Grands Profès, Fonds Kloss, 190 E 36.

[60] Lettre de Jean-Baptiste Willermoz au prince Charles de Hesse-Cassel, 8 juillet 1781.

[61] Authenticité, p. 5.

[62] Authenticité, p. 3.

[63] Examen, § 4, p. 4-5, citant la lettre de Salzmann à Türckheim du 16 février 1817 (Kloss 190 E 37).

[64] Lettre de Jean-Baptiste Willermoz à Claude-François Achard, Vénérable Maître de la Triple Union de Marseille, du 1er septembre 1807, article secret annexé, BnF, FM2 292 ; pièce citée par l’examen (Sources).

[65] Formule de l’engagement de la Grande Profession, in Statuts, Cérémonial d’ouverture et de clôture des assemblées de l’Ordre des Grands Profès, Fonds Kloss, 190 E 36.

[66] Examen, § 4, p. 5.

[67] Lettre de Jean de Türckheim à Heinrich Lavater de juillet-août 1817, in W. G. Zimmermann (éd.), Von der alten zur neuen Freimaurerei. Briefwechsel und Logenreden von Diethelm Lavater nach 1800, Zurich, Modestia cum Libertate, 1994.

[68] Examen, § 1, p. 2 ; § 4, p. 5.

[69] Lettre de Frédéric-Rodolphe Salzmann à Jean-Baptiste Willermoz, 4 septembre 1818, citée dans « Mise au point à propos des principes de la “classe secrète” de la Profession », site du Directoire National Rectifié de France – Grand Directoire des Gaules, publié le 16 juillet 2026 (https://www.directoirerectifiedefrance.org/mise-au-point-a-propos-de-la-classe-secrete-de-la-profession/), consulté le 22 octobre 2026.

[70] Examen, § 4, p. 5.

[71] Examen, § 5, p. 5.

[72] Lettre de Jean de Türckheim à Heinrich Lavater du 6 octobre 1817, in W. G. Zimmermann (éd.), Von der alten zur neuen Freimaurerei. Briefwechsel und Logenreden von Diethelm Lavater nach 1800, Zurich, Modestia cum Libertate, 1994.

[73] Lettre de Jean de Türckheim à Heinrich Lavater de juillet-août 1817, in W. G. Zimmermann (éd.), Von der alten zur neuen Freimaurerei. Briefwechsel und Logenreden von Diethelm Lavater nach 1800, Zurich, Modestia cum Libertate, 1994.

[74] Examen, § 1, p. 2, citant Zimmermann, pièce 178.

[75] Examen, § 2, p. 3.

[76] Examen, § 1, p. 2.

[77] Examen, § 6, p. 6.

[78] Lettre de Jean de Türckheim à Jean-Baptiste Willermoz, 25 mai 1810, que Louis de Raimond fit suivre à Willermoz avec sa propre lettre du 6 juin 1810.

[79] François Ruchon, Histoire de la franc-maçonnerie à Genève de 1736 à 1900, p. 125-127 ; J. B. G. Galiffe, La chaîne symbolique, p. 427-428 ; Alain Bernheim, Notes à propos du Rite écossais rectifié, p. 23.

[80] Examen, § 5, p. 5.

[81] Examen, § 5, p. 5-6.

[82] Lettre de Louis de Raimond à Joseph-Antoine Pont, Besançon, 26 décembre 1817, BmL, fonds Willermoz, Ms 5895-f ; texte publié in De Wilhelmsbad I & II à nos jours : la voie tracée du Régime Rectifié, Éditions Modestia, 2025.

[83] Lettre de Jean-François Ehrmann (a Cubo) au prince Christian de Hesse-Darmstadt, in De Wilhelmsbad I & II à nos jours : la voie tracée du Régime Rectifié, Éditions Modestia, 2025.

[84] Examen, § 3, p. 3, citant Moiroux, Précisions sur quelques points de l’histoire du Régime Rectifié en France, et Alain Bernheim (2017), p. 251 sq.

[85] Examen, § 3, p. 4.

[86] Lettre de Jean-Baptiste Willermoz à Daniel Lajard, novembre 1810, condamnant la politique d’alliance avec le Grand Orient de France.

[87] Examen, § 5, p. 6.

[88] Joseph Bonaparte en était le Grand Maître en titre ; Cambacérès, Grand Maître adjoint, en exerçait la direction effective.

[89] Examen, § 5, p. 6.

[90] Lettre de Jean-Baptiste Willermoz à Claude-François Achard, 6 juillet 1805.

[91] Code des règlements généraux de l’Ordre, chapitre 2, article 1er, § 1.

[92] Archives du Grand Orient de France : mention du chapitre de Besançon du 6 janvier 1805.

[93] Questions posées par Daniel Lajard et Fesquet, commissaires du Grand Orient de France chargés d’étudier le rapprochement des Frères de Besançon et de Paris.

[94] Lettre de Bacon de la Chevalerie à Jean-Baptiste Willermoz, Paris, 23 avril 1808, BmL, fonds Willermoz, Ms 5472-13.

[95] Lettre de Jean-Baptiste Willermoz à Bacon de la Chevalerie, 30 mai 1808, BmL, fonds Willermoz, Ms 5887, p. 2.

[96] Lettre de Jean-Baptiste Willermoz aux Frères Bernard, Mille et Chaix, d’Aix-en-Provence, juillet 1808, BmL, fonds Willermoz, Ms 5456, p. 29.

[97] Lettre de Jean-Baptiste Willermoz à Daniel Lajard, 20 juillet 1808, BmL, fonds Willermoz, Ms 7407-1.

[98] Lettre de Jean-Baptiste Willermoz à Louis de Raimond, 18 août 1808, BmL, fonds Willermoz, Ms 7407-3.

[99] Lettre de Jean-Baptiste Willermoz à Daniel Lajard, novembre 1810, condamnant la politique d’alliance avec le Grand Orient de France.

[100] Jean-Marc Vivenza, Histoire du Régime écossais rectifié, 2017, p. 151.

[101] Lettre de Jean-Baptiste Willermoz à Daniel Lajard, novembre 1810, condamnant la politique d’alliance avec le Grand Orient de France.

[102] Examen, § 6, p. 6, citant Kloss 190 E 37.

[103] Patente de Joseph-Antoine Pont, Lyon, 29 mai 1830 ; Examen, § 6, p. 6.

[104] Authenticité, p. 4.

[105] Examen, § 6, p. 6.

[106] in De Wilhelmsbad I & II à nos jours : la voie tracée du Régime Rectifié, Éditions Modestia, 2025, Avant-propos.

[107] Premier acte du Convent de Wilhelmsbad II, 2 août 1817 ; procès-verbal en allemand, traduit in De Wilhelmsbad I & II à nos jours : la voie tracée du Régime Rectifié, Éditions Modestia, 2025.

[108] Remise du 13 août 1817 aux trois princes de Hesse-Darmstadt, et Charles de Hesse-Cassel tenu à l’écart du neuvième grade, in La Grande Profession au XIXe siècle, Cahiers Libertate, 2026.

[109] Lettre de Jean-Baptiste Willermoz à Charles de Hesse-Cassel, Lyon, 21 avril 1818, in De Wilhelmsbad I & II à nos jours : la voie tracée du Régime Rectifié, Éditions Modestia, 2025.

[110] Réponse du Collège de Strasbourg à Jean-Guillaume Metzler, fin août 1824, in La Grande Profession au XIXe siècle, Cahiers Libertate, 2026.

[111] Lettres de Joseph-Antoine Pont, Lyon, 7 décembre 1832, et à Charles-Gaspard Peschier, 9 octobre 1833.

[112] Lettre de Charles de Hesse-Cassel à François-Joseph Molitor, 12 septembre 1833 ; lettre de Molitor à W. F. von Metzler, 31 octobre 1833 ; mémoire, 2.4, note 22.

[113] Examen, § 6, p. 6.

[114] Examen, Sources : BmL, fonds Willermoz, Ms 5475, Ms 5896 et Ms 5899.

[115] Authenticité, p. 4.

[116] Examen, § 6, p. 7.

[117] Examen, § 3, p. 4.

[118] Examen, § 6, p. 6.

[119] Éclaircissements, p. XXVIII.

[120] Examen, § 6, p. 6.

[121] Examen, § 3, p. 4.

[122] Lettre d’information, p. 1.

[123] Lettre d’information, p. 2.

[124] Examen, § 6, p. 6.

[125] Examen, § 7, p. 7 ; tableau, p. 9.

[126] Examen, § 7, p. 7.

[127] Examen, § 7, p. 7, citant Jean Baylot, Histoire du Rite Écossais en France au XXe siècle, Grand Prieuré des Gaules, 1976, p. 61-63.

[128] Éclaircissements, p. XXIII-XXV, notes 18 et 21.

[129] Jean Baylot, Histoire du Rite Écossais Rectifié en France au XXe siècle, Grand Prieuré des Gaules, 1976, p. 37-38.

[130] Examen, § 3, p. 4.

[131] Éclaircissements, p. XXIX, note 26.

[132] Tableau des réceptions au collège de Genève du Grand Prieuré Indépendant d’Helvétie, à la date du 5 octobre 1968.

[133] Selon la liste publiée par le Grand Prieuré des Gaules, André Moiroux en fut le Grand Maître de 1957 à 1962, et Jean Baylot de 1973 à 1976.

[134] Examen, § 7, p. 7.

[135] Examen, § 3, p. 4 ; Conclusion, p. 12.

[136] Cité par Pierre Noël, « Le Rite Écossais Rectifié en France au XXe siècle », Cahiers Villard de Honnecourt, n° 45, 2001, p. 190 ; repris dans Éclaircissements, p. XV.

[137] Examen, § 7, p. 7 ; voir aussi p. 1.

[138] Examen, § 7, p. 7 ; Conclusion, p. 11.

[139] Éclaircissements, p. XXV.

[140] Éclaircissements, p. XXV.

[141] Éclaircissements, p. XXIII, citant J. Granger, Conférence au Convent international de Zurich, septembre 1979, Les Cahiers Verts, n° 5, 1980, p. 81.

[142] Éclaircissements, p. XXIX, citant J. Baylot, Histoire du Rite Écossais Rectifié en France au XXe siècle, 1976, p. 32.

[143] Examen, § 8, p. 7-8.

[144] Authenticité, p. 2.

[145] Examen, § 4, p. 4 ; § 8, p. 8 ; Sources : BnF FM2 292.

[146] Lettre de Jean-Baptiste Willermoz à Claude-François Achard, Vénérable Maître de la Triple Union de Marseille, du 1er septembre 1807, article secret annexé, BnF, FM2 292 ; pièce citée par l’examen (Sources).

[147] Éclaircissements, p. XXVI.

[148] « Mise au point à propos des principes de la “classe secrète” de la Profession », site du Directoire National Rectifié de France – Grand Directoire des Gaules, publié le 16 juillet 2026 (https://www.directoirerectifiedefrance.org/mise-au-point-a-propos-de-la-classe-secrete-de-la-profession/), consulté le 22 octobre 2026.

[149] Authenticité, p. 4.

[150] Examen, § 8, p. 8.

[151] Formule de l’engagement de la Grande Profession, in Statuts, Cérémonial d’ouverture et de clôture des assemblées de l’Ordre des Grands Profès, Fonds Kloss, 190 E 36.

[152] Examen, § 8, p. 8, citant Maharba, 1969.

[153] Examen, § 8, p. 8.

[154] Lettre d’information, p. 1.

[155] in De Wilhelmsbad I & II à nos jours : la voie tracée du Régime Rectifié, Éditions Modestia, 2025 ; Cahiers Libertate, vol. 1.

[156] Éclaircissements, p. XXIII et XXIX, note 26.

[157] Lettre d’information, p. 2.

[158] Lettre d’information, p. 2.

[159] Ve Province de Bourgogne, Collège Métropolitain des Grands Profès en France, « Réponse aux assertions du DNRF-GDDG », juillet 2026, https://www.cmdgp.com/reponse-aux-assertions-du-dnrf-gddg.

[160] Authenticité, p. 1.

[161] Examen, § 6, p. 7 ; § 7, p. 7.

[162] Éclaircissements, p. VIII et XXIX, note 26.

[163] Examen, Sources, p. 13.

[164] Éclaircissements, p. I.

[165] Éclaircissements, p. XXVII.

[166] Éclaircissements, p. XXXI.

[167] Éclaircissements, p. XX et XXII.

[168] Éclaircissements, p. XXIII.

[169] Éclaircissements, p. XXIX, note 26.

[170] Éclaircissements, p. VII.

[171] Éclaircissements, p. VI.

[172] Éclaircissements, p. VIII.

[173] Éclaircissements, p. IX.

[174] Éclaircissements, p. V.

[175] Éclaircissements, p. V-VI, note 2.

[176] Éclaircissements, p. XII.

[177] Éclaircissements, p. XXIX.

[178] Éclaircissements, p. X.

[179] Éclaircissements, p. III.

[180] Éclaircissements, p. IV.

[181] Authenticité, p. 1-2.

[182] Éclaircissements, p. VII.

[183] Éclaircissements, p. XX.

[184] Éclaircissements, p. XIV et XIX.

[185] Jean-Marc Vivenza, Histoire du Régime écossais rectifié, 2017, p. 151, citant BmL, fonds Willermoz, Ms 5456.

[186] Examen, § 5, p. 6.

[187] Jean-Marc Vivenza, Histoire du Régime écossais rectifié, 2017, p. 158-159.

[188] Examen, § 3, p. 4.

[189] Éclaircissements, p. XII.

[190] Jean-Marc Vivenza, Histoire du Régime écossais rectifié, 2017, p. 158-159, et note 181 de l’ouvrage.

[191] Ibid., p. 164, citant Maharba, « À propos du Régime Écossais Rectifié et de la Grande Profession », Le Symbolisme, n° 391, 1969.

[192] Ibid., p. 165-166, et note 185 de l’ouvrage, renvoyant à Eques a Quaestione studiosa, p. 27-28.

[193] Ces faits sont publics. Voir la notice « Jean-Marc Vivenza » de Wikipédia et la page « Réveil du “Grand Directoire des Gaules” (1935-2012) » du site du Directoire National Rectifié de France (www.directoirerectifiedefrance.org), consultées le 23 octobre 2026.

[194] Éclaircissements, p. XX.

[195] Examen, conclusion, p. 12.

[196] Éclaircissements, p. XX.

[197] Éclaircissements, p. VI.

[198] Authenticité, p. 4.

[199] Examen, § 6, p. 6.

[200] Éclaircissements, p. XII.

[201] Examen, § 7, p. 7.

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